Décrire la joie

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La joie a mauvaise presse. Pas tellement dans le monde réel, où elle reste généralement appréciée, dans la mesure où elle vient apporter un peu de répit au milieu de l’angoisse existentielle qui accompagne le quotidien de l’espèce humaine. Mais les écrivains, eux, s’en méfient, la jugent simpliste, faussement séduisante. Ils trouvent infiniment plus intéressantes ses sœurs la tristesse, la peur, la douleur, la honte. Ils ne savent pas trop quoi faire d’un sentiment en apparence simple, léger et inoffensif. Au moins, le bonheur, profond et serein, peut-il faire l’objet d’un traitement thématique intéressant, mais la joie, fugace et insaisissable, n’a pas cet attrait.

Les écrivains devraient pourtant y regarder à deux fois. Entre les mains de quelqu’un qui sait ce qu’il fait, la joie peut être un instrument dévastateur.

Pour commencer, la joie l’emporte sur la raison. Un personnage au cœur rempli d’allégresse est susceptible de prendre des décisions irréfléchies, de faire de mauvais choix, qui risquent de le mener, lui et ceux qui l’entourent à leur perte. Ah, voilà que les auteurs dressent l’oreille, séduits par cette manière originale de torturer leurs personnages…

En réalité, on se trompe en considérant que la joie est une émotion positive. Il existe une mauvaise joie, celle, par exemple, qui est affichée par un individu saoul, qui s’en sert pour camoufler son mal-être. Il y a aussi une joie factice, de circonstance, celle dont font étalage les personnages qui se forcent à avoir l’air joyeux parce que c’est ce qu’ils pensent qu’on attend d’eux. Et puis à l’inverse, il existe une joie authentique, mais coupable, en particulier dans les cas où on se sent joyeux pour des raisons honteuses, par exemple en se réjouissant du malheur d’autrui. Et bien souvent, cette joie-là n’est pas du tout extériorisée : elle est tue, silencieuse, et, croupissant en silence à l’intérieur du cœur d’un être, elle finit par se transformer en amertume.

Verbes

Badiner, délirer, (se) divertir, (s’) enivrer, exulter, jouir, jubiler, (se) régaler, (se) réjouir, rayonner, triompher

Noms

Agrément, aisance, aise, allégresse, amusement, animation, apesanteur, ardeur, badinage, béatitude, bien-être, bienfait, bonheur, consolation, contentement, délice, désinvolture, douceur, effronterie, enchantement, enjouement, enthousiasme, entrain, épanouissement, euphorie, exaltation, extase, exultation, facilité, félicité, fierté, fougue, frivolité, gaieté, grâce, griserie, grivoiserie, hardiesse, hilarité, humour, impertinence, ivresse, joie, jouissance, jovialité, joyeuseté, jubilation, liberté, liesse, pétulance, plaisir, ravissement, rayonnement, régal, réjouissance, rigolade, rire, satisfaction, sourire, transport, transe, verdeur, vitalité

Adjectifs

Agréable, à l’aise, allègre, animé, badin, béat, bien, bienheureux, bonhomme, chanceux, comblé, content, délassant, délassé, détendu, distrait, éméché, enjoué, enthousiasmé, enthousiaste, épanoui, équilibré, espiègle, euphorique, excité, fébrile, fier, florissant, folâtre, folichon, fortuné, fou, foufou, fougueux, gai, gaillard, grisant, guilleret, harmonieux, heureux, hilare, ivre, joueur, jovial, mutin, pompette, privilégié, radieux, rassasié, ravi, rayonnant, réjoui, repu, riant, rieur, rigolard, satisfait, sémillant, serein, souriant, tranquille, triomphant, victorieux

Types de joie

Alarmant, abruti, abrutissant, amer, amical, anonyme, beau, bête, bref, brillant, bruyant, céleste, chaste, colossal, communicatif, compatissant, complet, contagieux, coupable, court, cruel, décérébré, délicieux, doux, embarrassant, éphémère, épisodique, étrange, forcé, fou, frénétique, extrême, franc, horrible, humble, idiot, immuable, inconvenant, indécent, indicible, indomptable, inexprimable, infernal, infini, innocent, inouï, insensé, intarissable, intérieur, intime, légitime, malicieux, merveilleux, mystérieux, naturel, paisible, parfait, patriotique, précieux, préoccupant, profond, pur, rassurant, réconfortant, réglementaire, révolutionnaire, sain, saint, salutaire, sanglant, séduisant, serein, simple, spirituel, stupide, tranquille, triomphal, unique, universel, véritable, vif, visible, vrai

Prendre des notes

S’observer soi-même et rester à l’affût de ses propres émotions afin d’enrichir sa palette de descriptifs littéraires : voilà ce que je vous suggère de faire depuis le début de cette série d’articles sur les descriptions. Dans le cas de la joie, ce n’est pas très difficile : contrairement à la tristesse ou à la peur, en règle générale, rien ne vous perturbe au point de vous empêcher d’observer ce que vous ressentez lorsque vous êtes joyeux. La joie n’est pas un obstacle à l’introspection. Donc profitez-en pour étoffer votre bibliothèque de descriptions de la joie telle que vous la ressentez.

Ce qui peut être plus intéressant, cela dit, c’est de rester aux aguets et d’identifier la joie là où on ne l’attend pas. Vous vous réjouissez du malheur de quelqu’un que vous détestez, vous vous trouvez étonné d’être soulagé quand vos enfants, que vous adorez, s’en vont à l’école, vous appréciez de vous flageller le dos avec des branches d’olivier fraichement cueillies : ce qui apporte de la joie aux êtres humains est souvent déconcertant. Ce n’est pas parce qu’il s’agit d’une émotion positive qu’elle est provoquée par des événements positifs, et c’est surtout dans ce domaine que vient se nicher la subtilité.

Le mot juste

On l’a dit : la joie n’est pas le bonheur. Il est possible d’être joyeux sans être heureux, et d’être heureux sans être joyeux, et c’est dans la description de ce genre de moments subtils qu’un écrivain peut déployer tout son talent. Dans un autre registre, il est nécessaire d’avoir les idées claires sur les différences entre la joie qui débouche sur le rire, comme l’hilarité, la joie qui mène ou débouche du plaisir, comme l’extase, ou la joie qui amène la paix, comme la sérénité. Bien souvent, pour choisir le mot juste, demandez-vous quelle tête fait votre personnage et vous devriez parvenir à discerner à quel type de joie vous avez affaire.

⏩ La semaine prochaine: Décrire le goût

Vidéo: comment le chat apprit à parler

blog le petit plus

En cette période d’isolement, l’activité créatrice se poursuit d’une autre manière. Je participe à un projet de théâtre en ligne aux côtés de la troupe à laquelle je suis attachée, le Groupe théâtral des Mascarons. L’un après l’autre, les comédiens lancent des « bouteilles à la mer », des textes littéraires qu’ils choisissent et enregistrent, avant de les diffuser sur le web sous la forme de vidéos.

Comme je ne suis pas comédien, j’ai préféré apporter ma contribution avec un de mes contes, « Comment le chat apprit à parler. »

Une nouvelle à lire

blog vallée 2

Peut-être que la pandémie vous donne un peu de temps libre pour lire. Si c’est le cas, je vous propose cette nouvelle de fantasy, gratuite et téléchargeable ci-dessous.

Les habitués vont reconnaître ce texte: il y a quelques mois, je vous ai proposé de lire une de mes nouvelles, intitulée « C’était la vallée de l’ombre qui dévore« , publiée par épisodes. Le texte n’avait pas connu le succès: il avait même reçu pas mal de critiques, qui toutes, m’ont permis de progresser, et qui ont fait l’objet d’un article riche d’enseignements.

C’est donc une version entièrement remaniée que je vous propose ici. Elle tient compte des remarques et devrait vous satisfaire davantage. Elle a reçu pour l’occasion un nouveau titre: « Dans la vallée de l’ombre », parce que dans ma tête, il s’agit d’une histoire distincte. L’action se situe dans le Monde Hurlant, l’univers de mes romans, et met en scène un personnage secondaire, même si aucune connaissance préalable de cet univers n’est nécessaire.

Je me réjouis de vos retours. Si ça vous tente, le texte est ici:

Dans la vallée de lombre

Le blog au ralenti

petit truc copie

Un petit avertissement destiné aux habitués du blog: en raison du coronavirus, le temps que je peux consacrer à l’écriture, déjà limité, va encore se réduire. J’ai quelques articles déjà écrits qui sont en stock, donc je peux voir venir, mais tôt ou tard la réserve va s’épuiser et il est possible que le rythme de diffusion finisse par ralentir, dans quelques semaines.

Toutes mes excuses pour les éventuels désagréments que cela pourrait occasionner. Et dans l’intervalle, profitez-en pour jeter un coup d’œil aux archives.

Décrire les odeurs

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Parmi les sens qui sont utilisés pour les descriptions littéraires, l’odorat est le grand oublié, échouant à une lamentable quatrième place. Certains auteurs ne le mentionnent jamais, oubliant jusqu’à son existence. Pourtant, les odeurs sont tout autour de nous, occupant l’espace, nous permettant même de nous orienter en nous renseignant sur leurs points d’origine, et nourrissant nos pensées d’émotions et de souvenirs qui, parfois, nous hantent sans même que nous prenions conscience de l’effet qu’elles ont sur nous.

Ne renoncez pas aux odeurs. Au contraire : utilisez-les dans vos romans, incorporez-les à vos descriptions, servez-vous en, pourquoi pas, pour définir vos personnages. Comme toujours dans notre série, les listes de mots et les quelques conseils ci-dessous devraient vous aider à vous lancer.

Verbes

Cocoter, cogner,  dégager, émaner, embaumer, emboucaner, empester, empoisonner, exhaler, flairer, flagorner, fleurer, humer, odorer, parfumer, pourrir, répandre, respirer, sentir, suer, suinter, transpirer

Noms

Air, arôme, bouquet, bouffée, courant, effluence, effluve, émanation, essence, exhalaison, fragrance, fumée, fumet, haleine, infection, nuage, odeur, parfum, pestilence, puanteur, relent, remugle, senteur, trace, vapeur

Adjectifs

Abominable, âcre, affreux, agréable, agressif, aigre, ambré, amer, animal, appétissant, aromatique, artificiel, aseptisé, bizarre, boisé, bon, brûlant, camphré, capiteux, caressant, céleste, charmant, clinique, complexe, coriace, délicat, désagréable, détestable, divin, doucereux, doux, écœurant, enivrant, entêtant, épicé, exquis, exotique, fade, faible, fauve, fétide, fin, fleuri, floral, fort, frais, fruité, fugace, gênant, gras, hoquetant, ignoble, indéfinissable, infect, insaisissable, insupportable, iodé, léger, lourd, maladif, malodorant, malsain, marin, matinal, mauvais, médical, métallique, moisi, musqué, naturel, nauséabond, nauséeux, pénétrant, pestilentiel, pimenté, piquant, plaisant, poivré, poussiéreux, printanier, primitif, puant, putride, rance, râpeux, rebutant, rémanent, repoussant, résineux, riche, sain, salé, sauvage, suave, subtil, sucré, succulent, suffocant, tenace, terreux, terrible, vague, végétal, vif, violent, vomitif

Prendre des notes

On fait peu attention aux odeurs. Si vous découvrez pour la première fois une petite crique ombragée, lors de vos vacances à la mer, vous allez en décrire spontanément les couleurs émeraude de l’eau et les contours escarpés des falaises à vos amis en revenant à la maison, mais il est peu probable que vous vous attardiez sur l’odeur iodée des lieux, et il est presque inenvisageable que ça soit ça que vous reteniez en premier. De nombreuses personnes sont peu sensibles aux odeurs et n’y font que rarement attention.

Pourtant, même si ça ne se situe pas sur le plan conscient, ces senteurs les affectent, parfois bien au-delà de ce qu’ils peuvent imaginer. Elles peuvent débloquer en eux des souvenirs enfouis, les attacher ou les repousser sans même qu’ils perçoivent ce qui se passe.

Ne soyez pas comme eux. En tant qu’auteur, faites l’effort de vous montrer attentif aux odeurs, tentez de les percevoir, de les identifier, de les décrire et de les cataloguer. Ce ne sera pas toujours facile, vous allez vite réaliser que vous allez manquer de vocabulaire pour les classifier aussi efficacement que vous le souhaiteriez, mais persévérez, parce qu’un écrivain qui sait incorporer l’odorat dans ses descriptions, qui le fait de manière à la fois naturelle et originale, offre à ses lecteurs une expérience empreinte de réalisme et de sensualité. Il serait dommage de passer à côté.

Le mot juste… s’il existe

L’odorat est sans doute le plus imprécis de nos sens. Le nez humain perçoit des odeurs, mais n’est pas efficace pour en analyser les composants. Il n’en a pas d’expérience objective, comme il peut en connaître pour la vue ou l’ouïe, il ne peut pas les diviser en « parties » que l’on peut considérer indépendamment. Contrairement aux sons dont on peut décrire le timbre, l’intensité et la hauteur tonale, contrairement à la vue que l’on peut décrire en termes de couleurs et de formes, il n’est pas possible de décrire, de représenter et de transmettre à autrui une odeur spécifique.

D’ailleurs le vocabulaire olfactif est extrêmement pauvre. Alors que, par exemple, nous reconnaissons les couleurs comme des données visuelles qui ont une existence objective, qui peut servir de référence universelle, quelle que soit la personne qui les perçoit (les daltoniens, c’est bon, vous pouvez baisser la main), ou quel que soit l’endroit où elles apparaissent, à quelques rares exceptions, les odeurs n’existent qu’en comparaison avec les substances qui les émettent. Ainsi, les fleurs ont une odeur florale, et le musc a une odeur musquée. Super.

Décrire une odeur est donc une gageure pour l’écrivain, mais il n’est pas seul dans ce cas : l’expérience de l’odorat n’est pas analytique, ou très peu. Elle est émotionnelle. Dans un roman, on passera donc, par manque de vocabulaire à disposition, assez peu de temps à décrire une odeur, mais on pourra s’attarder davantage sur les réactions qu’elle suscite chez celles et ceux qui y sont exposés.

Les odeurs du cœur

Comme l’odorat résiste à l’intellect, par défaut, il est venu le plus émotionnel de nos sens. On ne parvient pas à l’analyser, alors on se contente d’évoquer les sensations qu’il fait naître en nous. On ne le décrit pas en tant que tel, mais à travers ses effets, ses conséquences.

Chaque odeur est un voyage à travers notre monde intérieur, qui nous fait cheminer le long de plusieurs émotions distinctes et évoque des souvenirs, certains récents, d’autres anciens, d’autres encore enfouis si profondément que seule un effluve très spécifique est capable de les rappeler à la surface de notre conscience. L’odorat est un sens nostalgique, un sens qui nous fait voyager dans le temps et l’espace, même lorsqu’on ne parvient pas tout à fait à mettre le doigt sur l’origine de nos souvenirs.

En décrivant une odeur, un auteur sera donc bien avisé de prendre en compte cette dimension, et de nous faire comprendre à quel souvenir et à quelle gamme d’émotions un personnage relie un parfum spécifique.

Je recherche des bêta-lecteurs

blog beta lecteurs

⚠️ Un grand merci pour votre enthousiasme et vos nombreuses propositions, qui me touchent énormément. J’ai désormais trouvé les bêta-lectrices et les bêta-lecteurs que je cherchais, et la recherche décrite dans le texte ci-dessous est donc close. ⚠️

La semaine dernière, j’ai achevé l’écriture de mon nouveau roman.

Ou plutôt, je l’ai achevée une seconde fois, puisque j’avais déjà bouclé le premier jet il y a plusieurs mois. Là, c’est une version complète et fonctionnelle qui vient de voir le jour, façonnée et remodelée par sept campagnes de corrections longues et intenses. Un jour, sur ce blog, je vous raconterai quelques anecdotes riches d’enseignements sur la difficile gestation de ce texte…

Mais c’est de la musique d’avenir. Pour le moment, une nouvelle phase est sur le point de commencer : celle de la bêta-lecture.

Je recherche les premières lectrices et lecteurs de ce roman. Idéalement, entre deux et sept personnes. Peut-être que vous, qui lisez ces lignes, seriez intéressés à en faire partie?

Avant de vous décider, il faut que vous sachiez où vous mettez les pieds.

Ici, on parle d’un épais bouquin de fantasy qui compte environ 227’000 mots, soit à peu près la moitié du texte intégral du « Seigneur des Anneaux », s’il vous faut un point de repère. Il contient un grand nombre de personnages et d’intrigues parallèles, ainsi que plusieurs modes narratifs. C’est un gros bébé, long, baroque, foisonnant. Ce n’est pas pour tous les goûts, et simplement lire le texte du premier au dernier mot représente un certain investissement de temps. Bref, ça n’est pas pour les mauviettes de la lecture.

Ce roman est la suite de ma duologie « Merveilles du Monde Hurlant », parue aux Éditions le Héron d’Argent. Il a toutefois été écrit spécifiquement pour pouvoir être découvert par des lecteurs qui n’ont aucune connaissance préalable de ce texte. Voilà pourquoi je recherche des bêta-lecteurs qui n’ont pas lu « Merveilles », mais aussi si possible au moins une bêta-lectrice ou un bêta-lecteur qui connaît le roman précédent, afin de bénéficier des deux points de vue.

Est-ce que cela vous intéresse? Est-ce que rien ne vous effraye?

Pour mener à bien cette délicate opération, je m’appuie sur les excellents articles que Stéphane Arnier a consacrés à la question. En deux mots, ce que je demande aux bêta-lectrices et aux bêta-lecteurs, c’est de tester le livre afin de savoir s’il y a des points où celui-ci n’est pas clair, où mes explications sont confuses, mes descriptions conjurent une image radicalement différente de celle que j’avais en tête, que les motivations des personnages ne sont pas compréhensibles, etc… Afin d’y arriver, je leur transmettrai une longue liste de questions – il y en a un peu plus de 200 – et leur mission sera d’y répondre afin de me dire de quelle manière ils ont compris (ou pas compris, ou compris autrement) où je voulais en venir.

En plus de cela, toutes les remarques formelles, stylistiques, tous les conseils, les suggestions, sont les bienvenus, même si ce n’est pas le type de retour que je recherche en priorité. Sentez-vous libres de me dire tout ce que ce texte vous inspire, en positif mais surtout en négatif, sans avoir à ménager mon ego.

Idéalement, j’aimerais bien pouvoir boucler la phase de bêta-lecture d’ici la fin du mois de mai.

Est-ce que cela vous intéresse ? Est-ce que rien ne vous effraye ? Si c’est le cas, d’abord, merci d’avance. N’hésitez pas à vous signaler, en commentaire ou par le formulaire de contact, ou à me poser des questions supplémentaires si tout n’est pas clair.