Se presser le citron

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Dans un billet précédent, j’ai décrit la technique du livre de démarrage, qui permet de débloquer la situation quand on a l’impression que tout ce qu’on écrit sonne faux. Mais que faire quand on subit un autre type de blocage : celui qui survient quand on sèche complètement et qu’on ne parvient pas à avoir d’idées qui nous séduisent et nous permettent d’avancer ? Là aussi, il existe des astuces.

Oui, pour avoir des idées, le mieux est de s’astreindre à une certaine discipline et à les noter au fur et à mesure, comme on a déjà eu l’occasion de le voir. La créativité est un jardin qui pousse mieux quand on l’entretient un minimum.

Cela dit, nous ne sommes pas des robots, et parfois, même avec la meilleure volonté du monde, on en arrive à un blocage. La volonté d’écrire est là, les phrases s’enchaînent sans difficultés, on est plutôt satisfait de ce qui sort de notre plume, mais soudain, on se met à buter sur une difficulté d’un autre type : pour avancer, on a besoin d’une idée, qui – la petite coquine – refuse de venir.

Heureusement, l’esprit humain peut être amadoué

Même en planifiant un roman, même en ayant une idée claire de sa structure et de ce qu’on souhaite y voir figurer, on finit fatalement par en arriver à des passages où nos idées sont moins claires, ou par découvrir que ce que l’on avait planifié depuis le début ne fonctionne en fait pas du tout. C’est là qu’on a besoin d’une idée : une phrase, une scène, un personnage, un coup de théâtre, n’importe quoi qui puisse nous mettre sur de bons rails.

Ces choses-là, hélas, ne se commandent pas. Avoir besoin d’une idée sans être capable d’en trouver peut provoquer un blocage durable, générer énormément de frustrations, et même, dans les pires des cas, précipiter l’abandon d’un projet.

Heureusement, l’esprit humain peut être amadoué afin qu’il fournisse des idées plus facilement. Pour y parvenir, il suffit de le stimuler d’une manière inattendue, de le forcer à changer sa perspective. On ne peut pas tout à fait se presser les méninges comme un citron, hélas : sans changer de cadre, sans briser sa routine et en fixant l’écran de l’ordinateur pendant des heures, il est peu probable que l’idée salvatrice survienne d’elle-même.

« 51 idées pour avoir des idées »

Il y a quelques années, j’avais composé pour le site d’une amie ce texte intitulé « 51 idées pour avoir des idées. » Il s’agit d’une liste de petits exercices destinés à prendre notre cerveau par surprise afin de le forcer à sortir des sentiers battus de son imaginaire. J’en ai moi-même testé quelques-unes avec un certain succès :

Imagine que tu te rases les cils. Taille les crayons d’un ami. Joue avec un enfant ou avec un chien. Passe soixante secondes sans penser au sexe. Retire tes chaussures ou enfile des gants. Invente un mot de passe pour te connecter à la réalité. Construis un avion en papier. Mets-toi à plat ventre et prie. Dessine le portrait d’un passant. Salis un objet précieux. Parle beaucoup trop lentement. Viole une loi ou un commandement. Prétends que l’univers est une serrure. Fais plus de bruit que raisonnable. Change la couleur de quelque chose. Mets-toi en colère. Pense à trois mots qui riment. Ferme les yeux et fonce contre un mur. Parle comme Tintin. Fais quelque chose qui diminue temporairement ton niveau de solitude. Baille. Réalise que ton esprit peut contenir tous les dieux et tous les démons. Mets de l’ordre dans ton porte-monnaie. Ecoute attentivement le timbre de ta propre voix. Offre un livre à un inconnu. Tousse comme si tu étais malade. Écris ton nom de ta main la moins habile. Souviens-toi de la voix de quelqu’un qui est mort. Sors et cours. Prend une photo de ta poignée de porte. Pense à l’océan en entier et à tout ce qu’il contient. Pince une partie de ton corps que tu n’as jamais pincée. Sois un loup. Fais semblant d’être heureux. Invente-toi un sixième sens. Rappelle-toi un endroit auquel tu n’as plus pensé depuis des années. Prends une douche pendant dix-sept secondes. Mets un objet dans ta bouche et récite un proverbe. Associe une couleur à chaque chiffre de 0 à 9. Déplie quelque chose qui est plié. Ecoute une chanson que tu détestes. Jeûne. Prononce un mensonge à haute voix. Touche quelque chose d’inattendu avec tes pieds nus. Visualise l’endroit où tu te trouves avec les yeux d’une fourmi. Pense à quelque chose qui pourrait te faire pleurer. Mouille tes mains. Demande-toi comment ont été fabriqués les objets qui t’entourent. Joue aux échecs contre toi-même. Identifie chaque source de bruit autour de toi. Agis comme si tu étais sur une île.

Oh, pour faire certaines de ces choses, il ne faut pas avoir peur du ridicule, c’est certain. Mais en suivant l’un ou l’autre de ces conseils, l’imaginaire devrait éclore comme une fleur. Considérez qu’il s’agit d’une forme de gymnastique destinée à stimuler la créativité plutôt que le corps et dites-vous que ce n’est pas pire qu’enfiler un jogging et de faire le tour du quartier. Et au pire, ça vous fera une expérience rigolote à raconter : « Ah, je me souviens de la fois où j’ai pris une douche de dix-sept secondes en suivant les conseils étranges d’un blogueur… »

Atelier : cherchez quelques idées pour avoir des idées qui ne sont pas sur la liste. Et sinon, avez-vous développé des systèmes pour réveiller votre imaginaire ? Faites-nous en profiter en laissant un commentaire.

La technique du livre de démarrage

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J’ai déjà eu l’occasion de l’affirmer : il ne faut jamais attendre l’inspiration pour se mettre à écrire. Écrivons d’abord, et si l’inspiration s’en mêle, tant mieux, mais sinon, il sera toujours temps plus tard de relire, raturer et modifier le résultat pour en faire quelque chose de satisfaisant.

Si cette approche est pragmatique, elle peut malgré tout générer beaucoup de souffrance chez l’auteur : personne n’aime, en toute conscience, écrire quelque chose qu’il juge médiocre.

Heureusement, il existe plusieurs méthodes pour se mettre en train, éveiller son esprit créatif, en clair : établir les conditions qui vont permettre d’écrire avec plaisir et appétit, afin de produire un résultat qui nous satisfasse. C’est une de ces techniques que je souhaite vous présenter ici.

Si vous sentez que vous êtes dans un de ces jours où les mots ne viennent pas, où tout ce qui sort de votre plume est laid, où vos muses ne font que vous suggérer des images éculées et des tournures de phrases plates, c’est qu’il est temps d’agir. Rendez-vous dans votre bibliothèque et attrapez un roman.

Toutes ces bribes de style, nourrissez-vous en et mettez-vous à écrire votre propre texte

Cela peut être n’importe quel livre, mais de préférence, quelque chose que vous avez apprécié, et, en particulier, que vous jugez bien écrit du point de vue du style. C’est bon ? Vous l’avez ? Bien. Maintenant, ouvrez-le et prenez une page au hasard.

Mettez-vous à lire, quelques phrases, pas plus d’une demi-page. Prêtez attention à ce que fait l’auteur, à ses choix de vocabulaire, à ses tournures de phrases, à la manière dont il construit ses paragraphes. Absorbez tout ça et demandez-vous s’il y a quelque chose à en tirer pour vous. Voyez-vous dans ce texte des choses nouvelles, une approche à laquelle vous n’auriez pas pensé, des mots que vous n’auriez pas songé à utiliser ? C’est probablement le cas : tous les écrivains ont leur propre voix.

Toutes ces bribes de style, nourrissez-vous en et mettez-vous à écrire votre propre texte. Dans la plupart des cas, le fait de vous plonger dans un style différent du votre doit suffire à vous donner une impulsion créatrice décisive. Vous ne vous mettrez pas nécessairement à écrire comme l’auteur que vous avez sélectionné – et tant mieux – mais en vous immergeant dans les mots de quelqu’un d’autre, avec des choix de vocabulaire et des tournures de phrases différentes, cela devrait réveiller votre envie d’écrire.

Bien souvent, la technique du livre de démarrage donne de très bons résultats et permet des déblocages rapides lorsque la plume s’enlise. Si ça ne fonctionne pas, tentez l’expérience d’aller un cran plus loin et de pasticher l’écriture de votre roman de référence. Vous y découvrirez peut-être des choses au sujet de votre propre style que vous ne suspectiez pas.

Votre premier choix n’est pas nécessairement le meilleur

Une autre possibilité, toute simple, est de changer de livre. Votre premier choix n’est pas nécessairement le meilleur. En ce qui me concerne, j’ai changé plusieurs fois de livre de démarrage avant de me mettre à utiliser, presque exclusivement, « Le Hussard sur le toit » de Jean Giono.

D’ailleurs d’après mon expérience, sélectionner un roman du vingtième siècle, de facture classique, au style soigné, est probablement le meilleur choix possible. Par ailleurs, puisque toute l’idée est de profiter de la fraîcheur d’un style différent, mieux vaut éviter de choisir, comme livre de démarrage, votre roman favori, ou même plus généralement un livre qui soit trop proche de vos goûts. Mieux vaut sortir de vos sentiers battus, en l’occurrence.

Si cette technique fonctionne pour vous, il est même possible de la compliquer un peu : un auteur qui y verrait un avantage pourrait très bien sélectionner plusieurs livres de démarrage, qu’il utilise selon les moments, les envies, les besoins présents du projet d’écriture, en fonction de leur ton et de leurs qualités propres. Dans le passé, il m’est arrivé d’utiliser, par exemple, les nouvelles d’Ernest Hemingway quand je ressentais le besoin de simplifier mon écriture, et « Viriconium » de M. John Harrison quand j’avais le besoin inverse.

Atelier : Allez saisir un roman dans votre bibliothèque et lisez-en quelques lignes au hasard. Est-ce que vous sentez l’inspiration vous gagner ? Jugez-vous qu’il pourrait s’agir d’un bon livre de démarrage ? Pour tester l’hypothèse, mettez-vous à écrire, et la prochaine fois, commencez avec un roman différent.

La théorie des genres

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Certains experts nous décrivent la littérature comme une vaste plaine traversée par un fossé : d’un côté du gouffre, la littérature dite « de genre », peuplée, donc, d’horreurs innommables telles que la science-fiction, la fantasy, l’uchronie, ou même, selon certains, la romance et le roman policier ; de l’autre côté, ce qu’on appelle parfois la « littérature blanche », soit une fiction pure, détachée de tout attachement à un genre et donc, par essence, supérieure en qualité à tout ce qui se situe de l’autre côté du fossé.

Cette représentation de la littérature me parait arbitraire, peu crédible et pas très fertile.

Celles et ceux qui défendent cette vision considèrent le genre comme un kit qui permet d’assembler des histoires. Pour faire de la fantasy, il suffit de mettre un peu de magie, un dragon, une quête, et hop, c’est parti ! (Je simplifie leur argumentaire un tout petit peu, je le confesse) Alors que la littérature blanche, en s’affranchissant de tout passage obligé, est à même de réaliser le plein potentiel de l’art littéraire, plutôt que de se contenter d’être un aimable divertissement.

Cette optique n’est pas totalement sans valeur, cela dit. Oui, il existe des romans policiers, des romances, des sagas de fantasy qui ne font qu’appliquer une formule, sans grande originalité, et on serait bien en peine d’y déceler quelque intérêt littéraire que ce soit.

Cela dit, si l’on se mettait en tête de chercher à classifier la littérature blanche en une pléiade de nouveaux genres, on pourrait faire le même constat : le « roman de divorce » n’est-il pas plus codifié que la science-fiction ? Le « roman de secret de famille » n’obéit-il pas lui aussi à des règles et ne suit-il pas des passages obligés, tout autant que le roman d’heroic fantasy ? Les écrivains-voyageurs ne mentent-ils pas tout autant que les auteurs de fantastique ?

Le genre n’est, après tout, que le point d’arrivée d’un travail littéraire

En réalité, la plupart du temps, les genres, en tant qu’outils d’approche de la littérature n’ont pas grand intérêt. Il s’agit plutôt d’une invention bien pratique pour les éditeurs, qui ont tout loisir de s’en servir comme outil marketing, ou pour les libraires, qui peuvent simplement pointer du doigt le rayon approprié à un client qui souhaiterait acheter un roman « avec des dragons. »

Il n’y a aucun mal à cela, d’ailleurs. Mais si la division par genres peut être bien pratique pour des raisons commerciales, il serait dommage qu’elle limite l’imagination des auteurs.

Le genre n’est, après tout, que le point d’arrivée d’un travail littéraire. Une fois le livre terminé, il est temps de se pencher sur lui et de se dire : « Hmmm tiens, c’est plutôt de l’urban fantasy, avec une pointe de science-fiction post-apocalyptique. » Si l’on prend le genre comme point de départ, on risque de se couper de tout un pan d’inspiration et de se mettre des œillères.

Après tout, si je me mets en tête de rédiger un roman de fantasy, même inconsciemment, il est probable que j’écarte des idées parce qu’elles ne correspondent pas aux conventions du genre, alors qu’elles auraient pu enrichir le roman et lui donner davantage de personnalité. Certains concepts de science-fiction sont tout à fait à leur place dans la fantasy, un roman policier peut être agrémenté d’un brin d’horreur, une romance d’un soupçon de fantastique.

L’innovation s’accommode mal de la pureté

Si l’on regroupe les genres les plus hauts en couleur sous l’étiquette de « littérature de l’imaginaire », après tout, ça n’est pas pour brider son imagination, bien au contraire. L’innovation s’accommode mal de la pureté, et se nourrit au contraire de mélanges, de métissages, de bouturages. C’est d’ailleurs comme cela qu’on inventera les nouveaux genres de l’avenir…

En deux mots : le genre est principalement une considération commerciale, qui a peu à voir avec la littérature. S’il veut libérer sa fantaisie et exprime sa pleine personnalité, un auteur sera bien avisé de ne pas trop s’en soucier – il sera toujours temps, plus tard, une fois l’œuvre achevée, de se demander dans quelle case on pourrait bien la mettre.

Atelier : vous avez une idée de roman, de nouvelle, de récit qui vous semble avoir sa place dans un genre particulier ? Essayez d’y ajouter un élément emprunté à un autre genre : un personnage, une situation, un élément de décor, et demandez-vous si ça détruit ou si, au contraire, cela enrichit votre récit.

Etre original

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Toutes les histoires possibles et imaginables ont déjà été écrites. Donc vous pouvez vous détendre : non, votre idée n’est pas originale, mais aucune idée ne l’est. Et ça n’est pas grave.

Depuis que la littérature est sortie de l’enfance, des curieux se sont demandés s’il y avait une limite au nombre de situations dramatiques possibles en littérature, et, au cas où celles-ci ne seraient effectivement pas infinies, s’il était possible de dénombrer toutes les intrigues possibles.

Johann Goethe, avait, sans trop étayer sa thèse, prétendu qu’il existait, en tout et pour tout, 36 situations dramatiques. Plus d’un siècle plus tard, le Français Georges Polti s’est mis en tête de les énumérer. Il en a même fait un livre. Il y divise les intrigues possibles en fonction de leur élément central : « Se révolter », « Résoudre une énigme », « Retrouvailles » ou encore « Se sacrifier à l’idéal. » Si vous êtes curieux, vous trouverez la liste complète ici.

En 1959, William Foster-Harris a avancé l’idée encore bien plus radicale qu’il n’existe en fait que trois histoires, pas une de plus, en fonction de leur dénouement : « Fin heureuse », « Fin malheureuse » et « Tragédie. »

Le nombre d’histoires qu’il est possible de raconter est, non seulement loin d’être infini, mais très limité

Au cours des siècles, d’autres éminents spécialistes de la littérature se sont essayés à dénombrer les intrigues possibles. Parmi les exemples récents, une équipe basée à l’Université du Vermont s’est livré à une analyse statistique des termes utilisés dans divers chefs-d’œuvre de la littérature, pour arriver à la conclusion qu’il existe six trajectoires possibles pour l’intrigue d’une œuvre de fiction : « De la misère à la richesse », « Tragédie », « De la richesse à la misère », « Un homme dans un trou » (une chute suivie d’un bond), « Icare » (un bond suivi d’une chute), « Cendrillon » (un bond suivi d’une chute suivie d’un bond) et « Œdipe » (une chute suivie d’un bond suivi d’une chute).

Bien sûr, une histoire complexe, aux multiples personnages, pourra combiner plusieurs de ces éléments d’intrigues pour former un tout, ce qui rend toute réflexion de ce type plus complexe que ce que pourraient laisser supposer l’existence des listes ci-dessus.

Quoi qu’il en soit, on le voit bien : le nombre d’histoires qu’il est possible de raconter est, non seulement loin d’être infini, mais très limité. Si vous aspirez à écrire une histoire, il est certain que vous n’êtes pas le premier à défricher ce sentier.

Cela dit, ce n’est pas parce qu’il n’est pas possible de raconter une histoire entièrement nouvelle que toute forme d’originalité est impensable. Celle-ci peut aller se loger dans toutes sortes d’endroits différents : le genre (« Cendrillon steampunk »), le style (« Cendrillon en tweets »), le langage (« Cendrillon en alexandrins »), les personnages (« Cendrillon est un homme »), le décor (« Cendrillon dans les favelas »), le ton (« Cendrillon : la comédie »), etc… En combinant ces approches les unes avec les autres, on réalise vite que oui, l’originalité existe, même si les histoires en elles-mêmes restent fondamentalement les mêmes.

Attention tout de même au piège que représentent les clichés

Par ailleurs, chaque auteur apporte sa patte, son rapport au langage, ses préférences et ses excentricités et, même sans faire exprès, une histoire écrite avec sérieux et sincérité sera forcément originale – en tout cas en partie.

Attention tout de même au piège que représentent les clichés. Certaines histoires « en kit » sont si connues et si pauvres en surprises qu’elles parasitent toute tentative d’originalité. Si vous vous êtes mis en tête d’écrire une histoire où l’Elu accomplit sa quête dans un monde d’Elfes et de Dragons, où un détective privé désabusé tombe sous le charme d’une femme fatale, ou alors un récit où une jeune fille innocente tombe amoureuse d’un ténébreux Vampire, cela vous réclamera davantage d’efforts pour la faire quitter le domaine du cliché et lui trouver une certaine forme d’originalité.

Si vous envisagiez de vous lancer dans une histoire de ce genre, envisagez de l’épicer un tout petit peu en modifiant légèrement un de ses paramètres (« C’est comme Le Seigneur des Anneaux, mais avec des insectes », « C’est l’histoire d’un détective désabusé, mais chez les hommes des cavernes », « C’est une jeune fille qui tombe amoureuse d’un Vampire, mais en comédie musicale. »)

Parce qu’au final, une histoire qui se distingue un tout petit peu des autres n’est pas seulement plus amusante à lire, elle est aussi plus intéressante à écrire.

Atelier : si vous êtes auteur ou que vous aspirez à l’être, amusez-vous à tenter de caser votre histoire selon le système Polti, le système Foster-Harris et le système de l’Université du Vermont. Est-ce que les catégories correspondent à ce que vous aviez en tête ? Et est-ce que l’existence de ces catégories vous aide à clarifier vos idées au sujet de votre intrigue ?