Le genre : la substance et la surface

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Je le reconnais, ma proposition de diviser toute la fiction en seulement quatre genres dans un récent billet s’est heurtée à une forte résistance. Je m’y attendais (d’ailleurs, j’ai écrit cette phrase il y a des mois, bien avant de recevoir la moindre réaction).

Mais je ne me décourage pas, et je vous propose cette semaine une autre nomenclature, aussi distincte de celle que l’on utilise habituellement que de celle que j’ai proposé pour la remplacer.

L’idée de base est simple : ce que nous appelons habituellement « genre » n’existe pas vraiment, mais est composé de deux notions distinctes, que j’ai choisi d’appeler la « substance » et la « surface. »

La substance, c’est ce qui caractérise un genre dans son fonctionnement : ses traits distinctifs du point de vue de l’intrigue, du thème ou des personnages. La surface, c’est l’ensemble des motifs et des éléments esthétiques qui sont traditionnellement associés au genre, sans en constituer pour autant le cœur.

Les deux parties sont parfaitement détachables

Un exemple ? La science-fiction, en gros, c’est le genre littéraire qui s’attache à mettre en scène des personnages aux prises avec les mutations scientifiques, technologiques, sociales et psychologiques de l’humanité. Ça, c’est la substance. La surface, ce sont des vaisseaux spatiaux, des robots, des pistolets laser et des machines à voyager dans le temps.

Mais en réalité, les deux parties sont parfaitement détachables et peuvent exister indépendamment l’une de l’autre. Ainsi, vous pouvez, sans difficultés, mettre en chantier un roman qui s’inscrit dans la substance d’un genre, mais avec la surface d’un autre.

Vous prenez par exemple la romance. En substance, on a affaire à un genre qui s’intéresse à la naissance et à l’évolution du sentiment amoureux auprès de ses personnages principaux. Et bien vous pouvez y apposer la surface de la science-fiction, et soudain les tourtereaux s’éprennent l’un de l’autre au cœur d’un empire galactique déchiré par une guerre stellaire. D’ailleurs, vous pourriez raconter exactement la même histoire (dans les grandes lignes) avec la surface d’une invasion de zombies, d’une saga de fantasy ou d’un récit de guerre.

Ce ne sont, finalement, que des habillages interchangeables, des « skins », comme on le dit en informatique pour désigner les thèmes qui permettent de modifier l’apparence d’un logiciel ou d’un personnage de jeu vidéo sans en altérer les fonctionnalités.

De nombreuses œuvres connues peuvent être analysées avec cette grille de lecture

Il suffit de renverser l’équation pour réaliser à quel point cette manière de considérer les genres enrichit notre perception : un roman de substance « science-fiction » et de surface « romance » pourrait par exemple raconter le coup de foudre et les premiers rendez-vous d’un humain et d’une intelligence artificielle, ou de deux individus appartenant à des espèces à la perception de la réalité radicalement différente.

De nombreuses œuvres connues peuvent être analysées avec cette grille de lecture. Ainsi, la série « Game of Thrones » de G.R.R Martin est un roman qu’on peut classer de cette manière : « substance : roman de guerre, surface : fantasy. » « No Country for Old Men » de Cormac McCarthy est un western/polar. « Le Seigneur des Anneaux » de J.R.R. Tolkien peut être classé sous post-apocalyptique/fantasy. Et comme j’ai pu l’écrire ici-même, « Le hussard sur le toit » est un roman zombies/aventure.

Hollywood est friand de cette méthode. Les films destinés au grand public sont presque toujours basés sur la substance de genres perçus comme simples par les producteurs : action, comédie, aventure, etc… Afin d’y ajouter un peu de couleur et de diversité, on y accole ensuite la surface d’un autre genre : science-fiction, guerre, mythologie, polar, etc… Pour cette raison, la plupart des gens ont une perception superficielle de certains genres, tout simplement parce qu’ils ont été beaucoup moins exposés à sa substance qu’à sa surface.

Tout cela mène à une approche en kit de la notion de genre, qui peut être ludique et même féconde en nouvelles idées. Une romancière ou un romancier qui est en quête d’originalité pourra même tenter de voir s’il est possible d’inventer des combinaisons inédites. Pour votre prochain livre, pourquoi ne pas essayer des cocktails horreur/comédie, autobiographie/steampunk ou espionnage/conte, par exemple ?

Et puis rien ne vous empêche, si vous êtes ambitieux, de bricoler votre surface à partir de plusieurs genres. Vous pourriez ainsi vous lancer dans la rédaction d’une saga dont la substance est la fantasy, et dont la surface emprunte au space opera, au western, au chanbara et au film de guerre, et vous pourriez appeler ça « Star Wars. »

La description

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Sur un blog consacré à l’écriture romanesque, certains sujets font figure de desserts, appétissants et délicieux, comme ceux que l’on consacre aux personnages ou aux idées. Et puis il y a les autres, qui s’apparentent davantage à la cuillère d’huile de foie de morue, qui est peut-être bonne pour la santé mais qui ne fait envie à personne.

Cette semaine, donc, parlons des descriptions.

Car en effet, il semble bien qu’il y ait en ce bas monde deux types de gens : ceux qui ne veulent pas lire de descriptions et ceux qui ne veulent pas en écrire. Le 20e siècle est passé par là, et nous nous sommes éloignés de l’écriture foisonnante et analytique du 19e pour nous focaliser davantage sur la vie intérieure des personnages que sur la couleur précise des tuiles de la soupente de la veuve Grubert.

Reste que les descriptions, c’est utile, c’est même nécessaire : à moins d’œuvrer dans un style singulier, tout roman comprendra des passages descriptifs.

Il existe en réalité deux types de descriptions bien distincts

Reprenons les bases, si vous le voulez bien : une description, c’est quoi ?

Il s’agit d’un passage d’un roman pendant lequel l’action s’interrompt pour céder la place au constat. L’intrigue est suspendue, et la plume de l’auteur se fait le témoin d’un lieu, d’un personnage, d’un phénomène, d’un sentiment, qu’elle ausculte et relaye jusqu’à nous en faisant appel à un ou plusieurs de nos sens. La description a donc pour but d’expliquer, puisqu’elle rend visible au lecteur des détails qui vont servir de contexte aux scènes qui suivent. Elle sert également à illustrer un aspect du décor, ou à fournir un point de vue subjectif sur une situation. Enfin, elle remplit une fonction esthétique puisqu’elle interrompt le récit pour offrir un interlude qui peut être plaisant à lire : dans Le Hussard sur le toit, Jean Giono ponctue son texte de descriptions de paysages qui ne servent aucune autre fonction que de ravir les amoureux des belles phrases.

Partant de là, on en vient à comprendre qu’il existe en réalité deux types de descriptions bien distincts. Pour commencer, les mini-descriptions. Ce sont des passage courts, entre une demi-phrase et, disons, deux phrases, qui contiennent des éléments de description mais qui ne constituent pas une unité entièrement descriptive pour autant.

« Vous ne fait pas un pas de plus. » Pour appuyer ses dires, il saisit dans les gravats un tuyau coudé qu’il brandit comme une matraque : celui-ci était rouillé mais assez lourd pour assommer un bison.

Ce passage en apparence innocent contient en réalité trois éléments de mini-description. D’abord les mots « Dans les gravats » qui fournissent un contexte de lieu à l’action ; ensuite « Qu’il brandit comme une matraque » qui décrit la posture du personnage ; enfin les mots « Coudé » et « Celui-ci était rouillé mais assez lourd pour assommer un bison » qui nous fait comprendre à quoi ressemble le tuyau dont s’empare le personnage.

On s’en rend bien compte : ces éléments-là sont partout dans un roman, tissés dans la trame-même des phrases, et même si on n’y songe pas nécessairement en ces termes, ce sont bien des descriptions. Cela dit, quand on entend le mot « description », en général, on pense à quelque chose d’un peu plus consistant : un paragraphe, voire plusieurs, consacrés entièrement à observer un phénomène.

Lorsque l’on parle de description, la première chose qui vient à l’esprit, c’est quelque chose comme ceci :

Au-delà de l’étroit golfe, à droite, le regard s’arrêtait d’abord sur cette presqu’île de Rosenheat, où s’élève une jolie villa italienne appartenant au duc d’Argyle. A gauche, la petite bourgade d’Helensburgh dessinait la ligne ondulée de ses maisons littorales, dominées par deux ou trois clochers, son pier élégant, allongé sur les eaux du lac pour le service des bateaux à vapeur, et l’arrière-plan de ses coteaux égayés de quelques habitations pittoresques.

Un extrait du Rayon vert de Jules Verne, un roman très préoccupé par les panoramas. En deux mots, on a affaire ici à une description de lieu. Paysage, ville, appartement, chambre : la description de lieu, c’est comme le décor au théâtre, cela pose un cadre et un contexte à l’action des personnages, et, même à notre époque qui boude le mode descriptif, on la retrouve fréquemment dans la plupart des romans, sous une forme ou sous une autre.

Cela dit, il existe bien d’autres choses que l’on peut décrire dans un texte littéraire : les personnages eux-mêmes, par exemple, dont on peut faire découvrir l’apparence aux lecteurs ; on peut décrire un objet, une voiture, un outil, un tableau ; une description peut être consacrée à un animal, en particulier à une créature fabuleuse, dans les textes qui ne sont pas d’essence réaliste ; et au-delà du monde strictement physique et palpable, on peut décrire une émotion, une ambiance, une époque, ou n’importe quoi d’autre qui peut s’observer et se traduire en mots.

La tolérance des lecteurs en matière de descriptions est extrêmement faible

Mais à quoi ça sert, tout ça ? En deux mots, la description est là pour offrir un contexte, des informations indispensables à la compréhension de l’intrigue : si deux personnes discutent dehors, sous une pluie battante, ça n’est pas la même chose que si elles étaient dans leur salon, et mentionner ce détail, ça permet de faire comprendre pourquoi, ensuite, l’un des deux interlocuteurs saute dans un taxi pour se mettre à l’abri. De même, consacrer une description à nous faire comprendre qu’un personnage a une difformité de la main va nous faire percevoir pourquoi il est embarrassé par les contacts physiques tout au long du roman. Et puis décrire un lieu, cela permet de donner un cadre à une séquence qui s’y situe : avant de vous lancer dans votre grande scène d’évasion, prenez le temps de faire comprendre au lecteur à quoi ressemble la prison, comment sont les portes, les fenêtres, les couloirs, où sont les issues, par où passent les gardes, etc… Sans cet indispensable mise en situation, les scènes qui suivent risquent d’être incompréhensibles.

Bref : la description permet d’installer des situations dramatiques qui sont ensuite résolues par l’intrigue. Il est impossible de s’en passer complètement, même si on déteste ça.

Car en matière de description, tout est affaire de dosage. Il faut en dire suffisamment pour délivrer les informations indispensables, mais pas trop, au risque de susciter l’ennui. Nous sommes au 21e siècle et la tolérance des lecteurs en matière de descriptions est extrêmement faible. Les romanciers seraient bien avisés de comprendre que l’œil de certains d’entre eux est entraîné à sauter automatiquement tous les textes descriptifs. En plus, même ceux qui les lisent en retiennent un peu ce qui leur chante : ça vous est sans doute déjà arrivé de visualiser un personnage comme blond et petit alors qu’on vous le décrit comme brun et grand, et rien au monde n’aurait pu vous faire changer d’avis, même si vous saviez pertinemment que ce n’était pas ce que l’auteur avait en tête.

En prendre conscience, c’est le premier pas qui permet de rédiger de bonnes descriptions. On en parle davantage la semaine prochaine.

⏩ La semaine prochaine: De bonnes descriptions

Critique: Le Hussard sur le toit

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1830. Angelo Pardi, officier et révolutionnaire piémontais, pénètre en Provence avec l’intention de retrouver un de ses frères d’arme. Il débarque en pleine épidémie de choléra. La mort est partout et dans son sillage, les gens perdent toute clémence et deviennent des prédateurs les uns pour les autres, alors qu’Angelo lutte pour conserver son humanité.

Titre : Le Hussard sur le toit

Auteur : Jean Giono

Editeur : Folio (eBook)

Quel est l’intérêt de critiquer un classique ? Que dire aujourd’hui au sujet du « Hussard sur le toit » qui n’a pas été rabâché des milliers de fois ? Et si on dénichait une étonnante résonance inattendue dans un roman que l’on croit connaître par cœur ? C’est mon ambition avec cette relecture.

Et relire Jean Giono est aujourd’hui plus nécessaire que jamais. Autrefois très prisé, l’auteur est un peu tombé dans l’oubli. On ne le lit plus, on n’en parle plus, les écoliers ne sont plus confrontés à ses textes. C’est bien dommage, car Giono a une des plus belles plumes de la littérature française, qu’il met au service d’une exploration mélancolique de la condition humaine qui n’a que peu d’équivalents chez d’autres écrivains.

Le premier plaisir, lorsque l’on lit « Le Hussard », c’est la symphonie de la langue. L’auteur sait mieux que quiconque s’émerveiller des petites choses, et en particulier des beautés infimes de la nature :

C’était l’heure où le vent se calme. Il y avait dehors cette lumière couleur d’abricot des derniers jours chaud de l’automne. Les montagnes avaient disparu dans le soleil ; à leur place étaient des flots de soie mauve étincelante et transparente, sans poids et presque sans forme, effacés jusqu’à l’onduleuse ligne de leurs crêtes à peine marquée dans le ciel.

Cette langue est si belle qu’il n’est pas étonnant que « Le Hussard » soit, depuis des années, mon livre de démarrage

En-dehors de ce plaisir, le roman est un récit d’aventure picaresque, où l’on suit Angelo de rencontre en rencontre, confronté aux diverses manières dont les habitants vivent avec le choléra. Certains se résignent à mourir ; certains y voient une punition divine ; d’autres cherchent des coupables et organisent des exécutions sommaires ; on en voit qui quittent les villages pour recréer des communautés indépendantes en pleine nature ; il y en a même qui organisent des milices et font régner l’ordre et la terreur au sein de la population.

Le précurseur de la littérature de zombies

Avec notre sensibilité moderne, dès lors, difficile de ne pas voir « Le Hussard sur le toit » pour ce qu’il est, c’est-à-dire le précurseur de la littérature de zombies.

Les similitudes sont nombreuses. Dans « Le Hussard » comme dans à peu près tous les récits traitant des morts-vivants, une contagion sème la mort et la destruction sur toute une région. Confrontés à leur propre mortalité, les gens perdent leurs repères et c’est tout le tissu social qui se déchire presque instantanément, alors que s’expriment les instincts les plus vils : pouvoir, domination, lâcheté, superstition, capitulation. Au milieu de tout ça, une poignée d’hommes et de femmes tentent, sans toujours y parvenir, de rester fidèles à leurs valeurs et de se comporter avec humanité.

On n’aurait guère qu’à changer une vingtaine de phrases dans le roman pour se retrouver face à une saison de « The Walking Dead. »

Faut-il s’en étonner ? Si le genre de l’invasion de zombies ne nait réellement qu’en 1968 avec le film « La Nuit des morts-vivants » de George Romero, il prend racine dans des récits plus anciens, en particulier le roman « Je suis une légende » de Richard Matheson, dans lequel le dernier homme sur terre tente de survivre au milieu d’une civilisation dévastée par des hordes de morts-vivants.

Ils avaient été témoin de la dégradation morale qui guette une population qui a peur de mourir

Le roman de Matheson est paru en 1954, celui de Giono en 1951. Tous les deux expriment à leur manière une préoccupation de leur époque : juste après la seconde guerre mondiale, ces deux auteurs avaient été confrontés à la mort de la manière la plus brutale et la plus pernicieuse ; ils avaient été témoin de la dégradation morale qui guette une population qui a peur de mourir, et des dégâts que peut produire cette terreur sur les liens qui unissent les êtres ; enfin, ils avaient pu constater que malgré tout, dans ces conditions épouvantables, certains parviennent à conserver leur humanité.

Richard Matheson a servi dans l’armée américaine et s’est battu sur le front européen. Jean Giono a écrit son roman comme une métaphore, lui qui, au sortir de la guerre, aura été accusé d’une trop grande sympathie pour le régime de Vichy alors qu’il aura en parallèle hébergé des juifs, des réfractaires, des communistes.

Avec de telles racines, personne ne s’étonnera qu’ensuite, c’est en pleine guerre du Vietnam que s’épanouira réellement le genre de l’invasion de zombies, et qu’aujourd’hui, dans une époque apocalyptique qui ne cesse de rêver à la chute de la civilisation, les morts-vivants soient partout dans l’imagerie populaire.

Dans « Le Hussard », la mort est une force palpable

Ils sont là, aussi, chez Giono. Dans « Le Hussard », la mort est une force palpable, que l’on devine poindre derrière les visages des malades. C’est aussi un enjeu moral, puisque le choléra imaginaire rêvé par l’auteur, comme les contagions dans les histoires de zombies, agit comme un révélateur moral, s’attaquant en priorité aux lâches et à celles et ceux qui ont baissé les bras.

Derrière cette fragilité des humains, on sent également poindre une fragilité de la civilisation, qui s’effondre comme un château d’allumettes dès que survient la catastrophe. C’est un des constats du livre : non seulement nos institutions ne nous protègent pas contre l’horreur, mais l’omniprésence de la mort ne fait que souligner à quel point le quotidien des vivants est vide de sens, obsédé par les habitudes, par les certitudes et par l’amour des objets – autant d’idées qui sont familières aux amateurs de littérature de morts-vivants.

Tout ce qui va faire résonner ce genre à nos consciences modernes est déjà exprimé chez Giono, avec une grande clarté :

La mélancolie fait d’une certaine société une assemblée de morts-vivants, un cimetière de surface si on peut dire ; elle enlève l’appétit, le goût, noue les aiguillettes, éteint les lampes et même le soleil et donne au surplus ce qu’on pourrait appeler un délire de l’inutilité qui s’accorde parfaitement d’ailleurs avec toutes les carences sus-indiquées et qui, s’il n’est pas directement contagieux, dans le sens que nous donnons inconsciemment à ce mot, pousse toutefois les mélancoliques à des démesures de néant qui peuvent fort bien empuantir, désœuvrer et, par conséquent, faire périr tout un pays.

Soyons honnêtes : « Le Hussard sur le toit » n’est pas un roman de zombies. Pour commencer, on n’y croise pas à proprement parler de morts-vivants. De plus, même si elle est douce-amère, la conclusion du livre est teintée d’espoir, et même si le protagoniste traverse des phases de découragement, il ne baisse jamais les bras : malgré la noirceur de ses thèmes, le livre ne partage pas la fascination pour le néant qui est symptomatique de la littérature de zombies.

Malgré tout, par la construction de son intrigue, le cheminement de ses personnages et les interrogations qu’il soulève, ce roman peut être considéré sans faux semblant comme un précurseur du genre, et tout amateur d’histoires de morts-vivants serait bien inspiré d’y jeter un œil.