Projet Sergio 2 : Vite, vite, vite

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Comme annoncé tout récemment, sur mon site, je vais dresser la chronique de mon projet romanesque en cours, surnommé Projet Sergio. Je dissipe un malentendu qui s’est rapidement installé : il ne s’agit pas de publier un billet chaque jour. Franchement, ça serait déjà pas mal que j’en rédige un par semaine. Par ailleurs, tout cela m’est surtout utile à moi. C’est un carnet de notes personnel. Je le partage au cas où d’autres que moi trouveraient ça chouette malgré tout. Je le répète, cela dit : n’hésitez pas à me poser des questions. Oh, et pendant qu’on y est : Stéphane Arnier a lancé son propre carnet de bord.

Je parlerai plus tard de mes intentions. Ici, j’aimerais relever que mon premier objectif avec ce projet a consisté à constituer très rapidement une masse de texte suffisante. Je suis parti d’un plan, rachitique mais existant, je savais où je mettais les pieds, je pouvais donc me mettre à rédiger sans entraves, mais comme je me suis lancé dans ce projet sur un coup de tête et que je sais que tôt ou tard, je devrai m’interrompre pour me consacrer à d’autres textes, j’ai jugé important de me lier les mains aussi vite que possible.

En d’autres termes, il s’est agi pour moi d’écrire suffisamment de pages pour que, psychologiquement, abandonner le projet devienne plus difficile que le poursuivre (ou y revenir). Si j’avais pris le temps de bichonner une dizaine de pages, juste une petite amorce de texte, peut-être que j’aurais fini par me dire que le jeu n’en valait pas la chandelle et que j’aurais tout arrêté. Des projets entamés mais pas terminés, j’en ai plein mes cartons, comme vous pouvez le voir ici. Là, j’ai foncé sans m’arrêter, écrivant aussi vite que possible, en ne me posant aucune question sur la qualité du résultat. Bref, ce qu’on recommande de faire pour un premier jet, mais à un degré supérieur. J’ai passé le cap des cinquante pages en dix jours, donc en ce qui me concerne j’ai franchi la barrière psychologique qui devrait assurer que je vais mener ce roman à bien jusqu’au bout. Je dirais bien que je croise les doigts, mais si je le fais, je ne pourrai pas écrire. Vite, vite, vite.

Projet Sergio : origines

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Une nouveauté sur ce site : j’ai l’intention de vous tenir au courant de l’avancée de mes différents projets d’écriture, sous la forme de billets courts à parution irrégulière. Je pense que ce genre d’information peut être d’intérêt général, mais en plus, cela devrait former, à terme, une chronique de l’évolution de ces projets et une sorte de carnet de notes à usage interne. N’hésitez pas, naturellement, à me poser toutes les questions que vous souhaitez.

Ce qui me donne envie de me lancer là-dedans, c’est que je viens d’entamer la rédaction d’un roman, il y a environ une semaine. J’ai achevé il y a quelques semaines la cinquième mouture d’un bouquin d’urban fantasy/horreur (ci-après surnommé « Projet Berlin »), confié aux bons soins d’une maison d’édition, dans l’attente, peut-être, d’une sixième version. Comme je le fais d’habitude, avant d’entamer quelque chose de nouveau, j’ai joué aux jeux vidéo pendant un moment, mais j’ai fini par m’impatienter. Mon intention était d’entamer le travail de construction narrative de mon troisième roman du Monde Hurlant (que nous appelerons « Projet Crèvecorps »), mais j’ai bien senti que je n’étais pas mûr et l’ampleur de la tâche m’a rebuté. Comme j’avais malgré tout envie d’écrire, je suis allé dans mes notes afin de dénicher une des trames de romans laissée en plan. Cela paraissait beaucoup plus facile, donc j’ai jugé que c’était idéal : un roman sur lequel je pouvais travailler sans trop de casser la tête, dont je pouvais interrompre la rédaction au besoin sans risquer de m’y perdre, et qui me donnait du temps pour continuer à élaborer en parallèle le Projet Crèvecorps. En plus, la tonalité de cette idée m’a plu, moi qui sort de la rédaction de deux nouvelles dans le registre pulp.

C’est donc le Projet Sergio. Il a un autre titre, mais je vais y faire référence de cette manière pour le moment. Pourquoi « Sergio »? Parce qu’il s’agit d’un roman de space opera un peu idiot, un pastiche qui rend hommage à George Lucas mais aussi au western spaghetti et à Sergio Leone en particulier. Je vous en dirai plus à ce sujet ces prochaines semaines.