On fait le bilan – 2021

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Comme chaque année à la même date, ce site met un point d’honneur à respecter la tradition du bilan, en ayant cette fois-ci une pensée spéciale et toute particulière pour les blogueuses et blogueurs qui publient des bilans mensuels. Respect. Je ne sais pas comment vous faites.

2021, où comme nous avons tous pris l’habitude de l’appeler, « Covid 2 », a été pour chacune et chacun d’entre nous une année pleine d’incertitudes et d’impatience. Au fond, ce n’est pas très différent sur ce site, même si ça n’a pas grand-chose à voir avec la situation sanitaire.

Comme d’habitude en décembre, j’entame ce bilan par tout ce qui concerne mon activité d’écrivain. De ce point de vue, l’année 2021 a été florissante, en tout cas à mon échelle. En février, j’ai sorti mon tout premier roman en autoédition, « Révolution dans le Monde Hurlant », ce qui représente une grande fierté pour moi, puisque j’ai porté le projet de A à Z, écriture, illustration, mise en page, promotion, etc…

En avril, j’ai participé à un ouvrage collectif avec mes camarades du Gahelig, « Eclats de chocolat », douze nouvelles de littérature de genre autour du thème du chocolat, rédigées par douze autrices et auteurs suisses. Je suis heureux et honoré d’avoir été associé à ce projet en compagnie d’artistes de grand talent.

Il y a également ma nouvelle d’horreur « La dame penchée », publiée, corrigée et republiée sur ce site. Elle devait servir de premier test pour un roman d’épouvante qui est actuellement en suspens.

2021 a aussi été l’occasion de renouer, timidement, avec le lectorat, dans le monde réel. J’ai été présent dans deux événements pour signer mes ouvrages, ce qui représente toujours un moment fort.

Un échec retentissant

Ces satisfactions sont considérables, et elles ne sont pas entachées par la déception, même si déception il y a : « Révolution dans le Monde Hurlant » est un retentissant échec. Les ventes de ce roman ont été ridicules, bien inférieures à mes objectifs qui étaient pourtant très modestes. Je ne peux même pas dire que le livre a déplu, il est simplement passé inaperçu – ce que j’avais à offrir n’a pas intéressé les personnes qui en ont entendu parler. D’ailleurs les articles que j’y ai consacré sur ce site ont été à peine lus. J’ai sans doute commis de nombreuses erreurs dans ce projet, même si je ne sais pas vraiment lesquelles. En tout cas, je continue à croire que le bouquin est plutôt réussi.

Je parle de tout cela avec une certaine candeur, pas pour susciter de la pitié, mais parce que je mène mon existence dans une démarche de vérité. Par ailleurs, je suis convaincu que que cela peut déboucher sur des questions ou des échanges sur ce thème, qui peuvent être féconds pour vous comme pour moi. Si vous avez des réactions ou des interrogations, n’hésitez pas à m’en faire part.

Reste que ce revers a eu un certain nombre de conséquences. La première, c’est que je n’écris pas le troisième tome de mon histoire, et je ne l’écrirai vraisemblablement jamais. La deuxième, c’est que j’ai hésité avant de me relancer dans un nouveau projet. Finalement, je suis en train d’écrire un roman, mais il servira de test : en cas d’échec, je me trouverai une autre occupation.

La troisième conséquence concerne directement les lecteurs de ce blog. J’ai traversé cette année une crise de légitimité, réalisant que je me trouvais dans une position inconfortable pour donner des conseils sur l’écriture à qui que ce soit. J’ai donc arrêté d’écrire de nouveaux articles, avant de reprendre au ralenti. Le rythme des parutions est devenu bimensuel plutôt qu’hebdomadaire.

Le résultat, conjugué probablement à une certaine lassitude de la part des fidèles du blog, c’est que pour la première année depuis que j’ai lancé mes activités de Fictiologue en 2017, j’ai eu significativement moins de pages vues que l’année précédente, même si j’ai eu très légèrement plus de visiteurs. Tendance déjà observée l’année dernière, le nombre de commentaires et de mentions « J’aime » continue à baisser, comme il le fait chaque année depuis 2018. C’est regrettable, de mon point de vue, parce que ce sont vos retours qui me motivent à continuer.

On constate une usure

Les articles les plus populaires sont anciens. Les billets que j’ai publiés cette année ont suscité relativement peu d’intérêt. Celui qui a connu le plus de succès se classe au 66e rang de mes publications, autant dire pas très haut. Ma série consacrée aux suites, ou celle sur le genre en littérature, m’ont malgré tout valu un intérêt poli.

Bref, on constate une usure. Dans le couple entre vous et moi, une certaine indifférence s’est peu à peu installée, ce qui est, finalement, très humain.

Tout cela mène naturellement à une réflexion sur l’avenir. Il y a une année, j’avais déjà l’impression que le site tirait ses dernières cartouches. Finalement, ça n’a pas été le cas, et j’ai d’ailleurs plusieurs billets déjà écrits et pas mal d’idées encore inexploitées. Malgré tout, le thème que j’explore sur ce blog n’est pas inépuisable, ma motivation est en baisse et l’intérêt des lecteurs s’estompe progressivement. On se bat pour être à l’avant dans un avion qui va droit vers le crash.

Le Fictiologue restera de toute manière ma base d’opération sur le web, même au cas où je m’y ferais plus discret. Au final, tout cela engendre un suspense insensé. Est-ce que nous nous retrouverons tous ici dans un an pour tirer un nouveau bilan, ou est-ce que ça n’en vaudra pas la peine ? Est-ce que j’aurai le plaisir de lire vos commentaires et qu’ils m’inspireront de nouveaux articles ? Est-ce que je sortirai un nouveau roman ? Rendez-vous en 2022 pour le découvrir.

On fait le bilan – 2020

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Ah, 2020 ! Que dire à part que nous te regretterons, toi et tous tes bienfaits, tes heureuses surprises et cette félicité qui imprégna chacun de tes douze mois parfaits ? Avouons-le, au moment de quitter cette année merveilleuse, nous ressentons toutes et tous un petit pincement au cœur. Il faut malgré tout s’y résoudre, et pour y parvenir en toute sérénité, sacrifier au rituel du bilan peut nous aider à passer le cap.

Que s’est-il donc passé en ce qui concerne mes activités d’auteur et de blogueur en cette année Covid ? Voilà ce que je vous propose donc de découvrir ici.

Évoquons pour commencer mes activités d’écrivain. Dans ce domaine, la réalisation la plus notable de cette année aura été la fin de l’écriture de mon roman « Révolution dans le Monde Hurlant », après une bêta-lecture particulièrement féconde et riche d’enseignement.

Il s’agit toutefois d’un succès en demi-teinte, puisque l’objectif de départ était d’enchaîner sur le travail éditorial et de sortir le livre en autoédition avant la fin de l’année. Ça n’a pas été le cas, et il faut bien avouer que dans ce domaine, je n’ai pas beaucoup progressé. Pour expliquer cela, on pourrait citer plusieurs facteurs, mais les principaux sont le manque de temps libre à disposition et le contrecoup de la première vague de la pandémie que je n’ai pas très bien vécue. Ma santé mentale a conservé quelques cicatrices et me projeter dans l’avenir me réclame un peu plus d’efforts qu’autrefois. En plus, j’ai décidé de mettre à l’avenir mes activités d’écriture entre parenthèses, en tout cas pendant quelque temps, et il est possible que du coup, l’idée d’enclencher le dernier acte de cette phase de ma vie ne m’enchante pas tellement.

Bref : le livre n’est pas sorti, mais il est écrit et il a une couverture, donc je suis sûr que rien de tout cela n’est insurmontable. J’ai bon espoir qu’il sortira cette année, à un moment ou à un autre, et vous trouverez toutes les informations sur ce blog.

Comme chaque année depuis sa création, « Le Fictiologue » a vu son audience augmenter en 2020, ce qui est toujours satisfaisant et très apprécié. Le nombre de pages vues et surtout le nombre de visiteurs ont crû de manière significative, comme ils l’ont fait chaque année jusqu’ici. Vous avez été plus de 43’000 à me rendre visite cette année, et je vous en remercie chaleureusement.

Cela dit, il faut y voir davantage le résultat d’une inertie positive que le signe d’une dynamique particulière du blog. « Le Fictiologue » existe depuis 2017, il est bien référencé sur Google, les internautes sont donc de plus en plus nombreux à être redirigés sur ses pages, que j’intervienne ou non. C’est une situation dont je profite sans avoir à lever le petit doigt.

Par contre, d’autres facteurs témoignent plutôt d’un essoufflement : les articles les plus lus quotidiennement continuent à être très anciens, en particulier « La structure d’un roman : les chapitres » et « Les personnages principaux », qui restent mes plus gros succès. Les billets plus récents intéressent moins, et surtout, ils génèrent moins de « J’aime » et beaucoup moins de commentaires et d’interactions qu’en 2019. Pour une raison ou pour une autre, ce blog est devenu un peu plus inerte qu’autrefois, ses habitués réagissent moins à son contenu, et les débats y sont rares. C’est bien dommage, puisque ces interactions de qualité faisaient, il n’y a pas si longtemps, une bonne partie de l’intérêt de ce site.

Parmi les plus belles réussites de 2020, ma série d’articles-outils sur le vocabulaire des descriptions a été très appréciée et continue à l’être. C’est une ressource pratique pour les autrices et les auteurs (moi le premier) et je suis heureux qu’elle ait trouvé son public. En comparaison, ma série sur les relations entre les auteurs et les médias n’a pas intéressé beaucoup de monde. C’est un regret, dans la mesure où il s’agit d’un des rares sujets sur lesquels je possède un petit degré d’expertise.

Pour 2021, même si j’ai encore beaucoup d’idées de billets en tête, portant sur de nouveaux sujets mais également sur des thèmes déjà abordés que j’aimerais approfondir, il est possible que le rythme de parution des articles sur « Le Fictiologue » ralentisse. Étant donné que mon activité romanesque sera sur « pause », il n’est pas exclu que j’espace également mes parutions de blogueur, même si aucune décision ferme dans ce domaine n’a été prise pour le moment.

Podcast: invité du Laboratoire d’écriture

blog le petit plus

Nouvelle expérience : j’ai eu le plaisir et l’honneur d’être un des invités d’Elodie Lauret pour son podcast du Laboratoire d’écriture consacré au noble art du blog.

Je ne peux que vous recommander de l’écouter, d’autant plus que j’y suis entouré de nombreux blogueurs talentueux, et qui, contrairement à moi, semblent savoir de quoi ils parlent (vous trouverez les liens vers leurs excellents blogs sur SoundCloud) Bonne écoute !

Le blog au ralenti

petit truc copie

Un petit avertissement destiné aux habitués du blog: en raison du coronavirus, le temps que je peux consacrer à l’écriture, déjà limité, va encore se réduire. J’ai quelques articles déjà écrits qui sont en stock, donc je peux voir venir, mais tôt ou tard la réserve va s’épuiser et il est possible que le rythme de diffusion finisse par ralentir, dans quelques semaines.

Toutes mes excuses pour les éventuels désagréments que cela pourrait occasionner. Et dans l’intervalle, profitez-en pour jeter un coup d’œil aux archives.

Je recherche des bêta-lecteurs

blog beta lecteurs

⚠️ Un grand merci pour votre enthousiasme et vos nombreuses propositions, qui me touchent énormément. J’ai désormais trouvé les bêta-lectrices et les bêta-lecteurs que je cherchais, et la recherche décrite dans le texte ci-dessous est donc close. ⚠️

La semaine dernière, j’ai achevé l’écriture de mon nouveau roman.

Ou plutôt, je l’ai achevée une seconde fois, puisque j’avais déjà bouclé le premier jet il y a plusieurs mois. Là, c’est une version complète et fonctionnelle qui vient de voir le jour, façonnée et remodelée par sept campagnes de corrections longues et intenses. Un jour, sur ce blog, je vous raconterai quelques anecdotes riches d’enseignements sur la difficile gestation de ce texte…

Mais c’est de la musique d’avenir. Pour le moment, une nouvelle phase est sur le point de commencer : celle de la bêta-lecture.

Je recherche les premières lectrices et lecteurs de ce roman. Idéalement, entre deux et sept personnes. Peut-être que vous, qui lisez ces lignes, seriez intéressés à en faire partie?

Avant de vous décider, il faut que vous sachiez où vous mettez les pieds.

Ici, on parle d’un épais bouquin de fantasy qui compte environ 227’000 mots, soit à peu près la moitié du texte intégral du « Seigneur des Anneaux », s’il vous faut un point de repère. Il contient un grand nombre de personnages et d’intrigues parallèles, ainsi que plusieurs modes narratifs. C’est un gros bébé, long, baroque, foisonnant. Ce n’est pas pour tous les goûts, et simplement lire le texte du premier au dernier mot représente un certain investissement de temps. Bref, ça n’est pas pour les mauviettes de la lecture.

Ce roman est la suite de ma duologie « Merveilles du Monde Hurlant », parue aux Éditions le Héron d’Argent. Il a toutefois été écrit spécifiquement pour pouvoir être découvert par des lecteurs qui n’ont aucune connaissance préalable de ce texte. Voilà pourquoi je recherche des bêta-lecteurs qui n’ont pas lu « Merveilles », mais aussi si possible au moins une bêta-lectrice ou un bêta-lecteur qui connaît le roman précédent, afin de bénéficier des deux points de vue.

Est-ce que cela vous intéresse? Est-ce que rien ne vous effraye?

Pour mener à bien cette délicate opération, je m’appuie sur les excellents articles que Stéphane Arnier a consacrés à la question. En deux mots, ce que je demande aux bêta-lectrices et aux bêta-lecteurs, c’est de tester le livre afin de savoir s’il y a des points où celui-ci n’est pas clair, où mes explications sont confuses, mes descriptions conjurent une image radicalement différente de celle que j’avais en tête, que les motivations des personnages ne sont pas compréhensibles, etc… Afin d’y arriver, je leur transmettrai une longue liste de questions – il y en a un peu plus de 200 – et leur mission sera d’y répondre afin de me dire de quelle manière ils ont compris (ou pas compris, ou compris autrement) où je voulais en venir.

En plus de cela, toutes les remarques formelles, stylistiques, tous les conseils, les suggestions, sont les bienvenus, même si ce n’est pas le type de retour que je recherche en priorité. Sentez-vous libres de me dire tout ce que ce texte vous inspire, en positif mais surtout en négatif, sans avoir à ménager mon ego.

Idéalement, j’aimerais bien pouvoir boucler la phase de bêta-lecture d’ici la fin du mois de mai.

Est-ce que cela vous intéresse ? Est-ce que rien ne vous effraye ? Si c’est le cas, d’abord, merci d’avance. N’hésitez pas à vous signaler, en commentaire ou par le formulaire de contact, ou à me poser des questions supplémentaires si tout n’est pas clair.