À l’année prochaine

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Comme je quitte le continent à Noël et que je ne serai de retour que lors de la deuxième semaine de l’année 2018, je vais mettre ce blog entre parenthèses d’ici là. Bien sûr, si vous souhaitez en profiter pour lire ou commenter un billet déjà publié, ça sera pour moi le plus merveilleux des cadeaux de Noël. 😉

J’en profite pour vous souhaiter un joyeux Noël et une très bonne année 2018!

Julien

 

 

Le narrateur: la 3e personne

blog narrateur 3e

Qui raconte l’histoire ?

Attendez avant de répondre. Oui, la romancière ou le romancier écrit l’histoire, on est bien d’accord. Mais pour la raconter, ils passent par un intermédiaire tout aussi fictif que les personnages : le narrateur. Sélectionner un mode de narration, c’est un choix qu’il est nécessaire de faire avant d’entamer l’écriture d’un roman (et ensuite, il est impératif de s’y tenir).

Le narrateur, c’est celui ou celle à travers lequel on découvre le roman, celui qui nous offre son regard, son point de vue. Comme nous aurons l’occasion de le voir, il peut s’agir d’un personnage qui fait lui-même partie du narratif ou qui lui est extérieur. Si le point de vue du narrateur est interne à un des personnages, le roman sera écrit à la première personne du singulier, le « je. » S’il est externe, tout sera rédigé à la troisième personne : « il », « elle », « eux. »

En adoptant une narration à la 3e personne, l’écrivain a l’impression de se passer de narrateur

C’est cette dernière approche qui est la favorite de nombreux auteurs. Il faut dire qu’elle paraît être la plus naturelle. En adoptant une narration à la troisième personne, l’écrivain aura l’impression qu’il se passe tout simplement de narrateur : il écrit de sa propre perspective, celle d’un individu complètement extérieur à l’action, neutre et détaché, mais qui n’ignore rien du monde et des personnages qui peuplent le roman. C’est ce qu’on appelle habituellement « le narrateur omniscient à la troisième personne », même si Ursula K. Le Guin préfère cette formule que j’aime beaucoup : « l’auteur impliqué. »

Le narrateur omniscient est comme un dieu : il sait tout, il voit tout, il est partout. Il peut décrire un personnage de l’extérieur comme de l’intérieur, nous faire découvrir ses pensées les plus intimes et les mieux dissimulés de ses secrets. Il est capable de nous faire découvrir des actions qui se situent dans des lieux très éloignés les uns des autres, même si elles se déroulent au même moment. Il peut aller promener sa caméra partout, en tout temps, et jamais rien ne lui échappe.

Un outil fabuleux pour créer de la tension narrative

Cette approche est particulièrement utile dans les romans qui ont de nombreux personnages. Le narrateur omniscient nous permet d’avoir accès à leur vie intérieure, et même de les comparer les unes aux autres. Grâce à cette technique, il est possible de présenter une scène où plusieurs individus se rencontrent, et de savoir quel est l’objectif poursuivi par chacun, son ressenti et le jugement qu’il porte sur les autres.

Un narrateur omniscient nous permet donc de comparer et de contraster les caractères et les émotions des différents personnages. C’est un outil fabuleux pour créer de la tension narrative : en découvrant ainsi les personnages de l’intérieur, le lecteur va sentir quels sont leurs divergences, avant même que celles-ci n’éclatent et n’engendrent des conflits. Cela lui donne davantage d’informations pour interpréter les actes de chacun et se forger une opinion à leur sujet.

Adopter ce point de vue permet également d’humaniser les antagonistes : plutôt que de se contenter d’être des figures qui mènent la vie dure aux personnages principaux, ceux-ci peuvent gagner en épaisseur, puisque le lecteur n’ignorera rien de leurs sentiments, leurs valeurs et leurs conflits intérieurs. La lutte entre le bien et le mal se transforme ainsi en une lutte entre des individus qui poursuivent des buts opposés, ce qui est bien plus intéressant.

Si le narrateur peut plonger dans le cœur d’un personnage, il peut aussi bien prendre du recul

La narration omnisciente est également particulièrement utile pour faire découvrir l’univers d’un roman aux lecteurs. Si le narrateur peut plonger dans le cœur d’un personnage, il peut tout aussi bien prendre du recul, et nous présenter en quelques phrases une ville, un quartier, un pays et toute son histoire. C’est ainsi que Flaubert, dans Salammbô, peut passer en quelques paragraphes d’une description des remparts de Carthage à l’état d’esprit de son héroïne. Cette flexibilité-là, seul le choix d’un narrateur omniscient à la troisième personne est susceptible de nous l’offrir. Par ailleurs, cela permet aisément de tirer des parallèles entre décors et personnages : une ville et un de ses habitants peuvent traverser le même passage à vide, et l’on peut mettre en relation ces deux informations en deux paragraphes qui se suivent, ce qui serait bien plus difficile en utilisant un autre mode de narration.

Mais le narrateur omniscient n’est pas le seul à faire appel à la troisième personne. Une autre possibilité, c’est de raconter l’histoire à la troisième personne (« il », « elle ») mais de centrer la perspective sur un seul personnage.

C’est ce qu’on appelle la narration à la troisième personne limitée : le narrateur reste un observateur désincarné, mais il n’est pas omniscient. Il n’a accès aux pensées que d’une seule personne, et ne nous raconte rien dont ce personnage ne fait pas l’expérience directement. Dans « Game of Thrones » et ses suites, G.R.R. Martin raconte son histoire en alternant des narrations à la troisième personne limitées, centrées tour à tour sur différents personnages.

Il est possible de franchir un pas supplémentaire, comme l’ont tenté certains auteurs du nouveau roman, pour opter pour ce que j’appellerais la narration à la troisième personne détachée. Là, le narrateur est libre de nous montrer ce qu’il veut dans le monde physique, mais n’a aucun accès à l’intériorité des personnages. Il peut relever que quelqu’un sourit, mais pas qu’il est heureux. Attention, ce point de vue est à manipuler avec précaution : si on ne s’en sert pas avec soin, un narrateur détaché risque d’engendrer des lecteurs détachés eux aussi, ce qui serait le pire des résultats…

Naturellement, il est possible de choisir l’option inverse, soit celle d’un narrateur à la troisième personne coloré, qui, en plus d’être omniscient, a un avis sur l’histoire et sur les décisions des personnages, qu’il partage avec le lecteur, nous proposant son commentaire en plus de la narration. Là aussi, prudence : en s’interposant ainsi entre les personnages et les lecteurs, ce type de narrateur risque vite de devenir casse-bonbons.

Atelier : prenez un passage d’un roman écrit à la première personne et retranscrivez-le à la troisième personne. Qu’avons-nous gagné ? Qu’avons-nous perdu ? Et si l’on passe à une troisième personne qui ne serait pas omnisciente, est-ce que le rendu du texte est différent?

📖 L’année prochaine: la narration à la 1e personne

Critique: Le Déni du Maître-Sève

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Des racines jusqu’aux branches d’un arbre gigantesque s’épanouit la civilisation des Alkayas. Elle vit en symbiose avec Alkü, l’Arbre-Mère, dans les bourgeons duquel viennent au monde les nouveaux-nés. Un jour, l’un d’entre eux présente des caractéristiques extraordinaires. Nikodemus Saule, le vieux Maître-Sève, qui supervise les naissances de tout le peuple, mène son enquête et ce qu’il va découvrir va remettre en cause la plupart de ses certitudes.

Titre : Mémoire du Grand-Automne – Le Déni du Maître-Sève

Auteur : Stéphane Arnier

Éditeur : auto-édité (Bookelis)

Qu’il est agréable de se retrouver confronté à une œuvre de fantasy qui exploite pleinement les possibilités du genre, et qui, au lieu de nous proposer un univers en kit comme tant d’autres auteurs s’y autorisent, déploie sa créativité pour mériter pleinement d’appartenir aux littératures de l’imaginaire.

« Le Déni du Maître-Sève » nous propose de découvrir un monde d’une prodigieuse imagination, peuplée d’espèces hautes en couleur, bien loin des poncifs de la fantasy, mais qui nous est malgré tout immédiatement familière. Le talent de l’auteur, c’est de nous soumettre toutes sortes d’idées neuves en les insérant dans un cadre où elles trouvent une place cohérente.

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L’Arbre-Mère Alkü est un décor qui devrait être déconcertant, mais dans lequel on prend vite ses aises, tant Stéphane Arnier a la capacité de faire vivre les petits détails du quotidien qui le rendent vraisemblable. On vibre aux côtés des personnages et on partage leurs joies et leurs peines parce qu’elles nous paraissent à la fois reconnaissables et fabuleuses, ce qui est sans doute le grand triomphe de ce livre.

Pour y parvenir, on pénètre cet univers par le biais d’un genre familier : le thriller. « Le Déni du Maître-Sève », c’est, en son cœur, une enquête assez classique, très bien charpentée, avec un mystère central, des rebondissements, des personnages qui mentent ou qui cachent leurs véritables intentions, des révélations et des coups de théâtre. Fondamentalement, on pourrait, sans trop la déformer, transposer l’intrigue dans un décor beaucoup plus banal, comme celui d’une clinique de notre monde contemporain, avec ses médecins, ses patients et son conseil d’administration. Pourtant, c’est ce mélange d’une trame classique et d’un décor merveilleux qui fait la force du roman.

Le suspense devient de plus en plus haletant et la tension ne fait que croître

« Classique », ici, ne doit pas être compris au sens de « sans surprises », tant le texte regorge de détournements de clichés. Pour citer un exemple, le mystère au cœur du livre ne concerne pas une mort mais une naissance. Quant à notre enquêteur, il n’a au début de l’histoire qu’un intérêt limité pour l’affaire et ne prend pas conscience immédiatement qu’il est en pleine investigation sur un mystère touffu. Alors qu’il réalise dans quel pétrin il s’est mis, le suspense devient de plus en plus haletant et la tension ne fait que croître.

Ce protagoniste est un autre atout du roman : Nikodemus Saule, le Maître-Sève, est responsable de superviser les naissances de l’Arbre-Mère. En fin de carrière et pas loin de la fin de sa vie, il a construit son identité sur un certain nombre de certitudes qui vont éclater les unes après les autres – le « déni » évoqué par le titre joue un rôle important dans le livre, et bien souvent, même si Nikodemus découvre des informations en même temps que le lecteur, cela lui prend un certain temps pour admettre qu’elles sont vraies et pour agir en conséquence.

Le génie d’avoir un personnage central qui enquête à contrecœur est que cela permet à l’histoire de démarrer lentement et de nous donner le temps de nous familiariser avec l’univers. En général, en tant que lecteur, il est délicat de se retrouver en face d’un protagoniste passif, mais là, c’est toujours bien mené et enraciné dans les thèmes et dans la structure du roman de belle manière.

Une plume précise sans être méticuleuse et agréable à lire sans tomber dans la démonstration

Deux mots du style : Stéphane Arnier a une belle plume. Précise sans être méticuleuse, elle est agréable à lire sans tomber dans la démonstration. C’est un instrument élégant, qui est pleinement au service du lecteur et produit un texte plein de clarté et tout en retenue. Par moments, l’écriture semble toutefois un peu distante et on en vient à souhaiter un peu plus d’émotion, mais il s’agit d’un reproche mineur car les états d’âme des personnages sont habilement tracés.

Reproche mineur : les dialogues sont truffés d’expressions à haute teneur en métaphores horticoles, propres à l’univers des Alkayas, qui, à la longue, deviennent parfois démonstratives. Les noms des personnages sont eux aussi liés au vocabulaire des plantes, et comme nombre d’entre eux ont en plus des prénoms aux consonances similaires, il n’est pas impossible de les confondre les uns avec les autres (en tout cas, je confesse que ça m’est arrivé de ne plus trop savoir lequel était Aulis, Ansa ou Aow).

Autre point d’accrochage en ce qui me concerne : l’histoire ne se termine pas, elle se contente de s’interrompre. Le mystère central reste entier à la fin du roman, et aucune des intrigues secondaires ne trouve de conclusion. S’il est compréhensible de souhaiter donner envie aux lecteurs de découvrir la suite – et on en a effectivement envie – j’aurais malgré tout souhaité bénéficier d’un point de rupture plus net à la fin du texte, qui me donne davantage l’impression d’avoir eu affaire à un livre qui tient tout seul sur ses deux jambes. En l’état, le lecteur qui n’aurait lu que ce tome n’aurait en aucune manière bénéficié d’une histoire complète.

Cela peut sembler être un détail, mais cela a des répercussions tout au long du roman. Des personnages ou des concepts sont introduits mais n’ont aucun impact sur l’intrigue – on devine qu’ils seront importants plus tard ; les motivations réelles de certains personnages nous semblent difficiles à comprendre, mais on s’imagine qu’elles feront sens une fois que nous aurons poursuivi notre lecture au-delà de la dernière page.

Rien de tout cela ne gâche le plaisir : « Le Déni du Maître-Sève » est une réussite sur presque tous les plans, mais on devine qu’il faudrait avoir lu l’histoire dans son entier afin d’avoir le recul nécessaire pour se forger une opinion plus solide.

Le plan

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Établir un plan, c’est l’acte créatif le plus important de l’écriture d’un roman. Et une fois qu’un plan est complet, il devient le document de référence le plus crucial pour toutes les étapes qui vont suivre. Bref, je m’en voudrais d’insister, mais le plan est très, très important. S’il y a bien un moment où il faut se concentrer un minimum, c’est quand on aborde cette phase.

Ce qu’on appelle un plan, c’est un document dans lequel toute l’intrigue du roman est résumée : chaque action, chaque fait, chaque personnage, chaque scène, le tout dans l’ordre. Tout ce qui figure dans le plan se reflète dans le roman et tout ce qui est dans le roman a pris ses racines dans le plan. Si le roman est une symphonie, le plan en est la partition.

Le plan, cela dit, ne naît pas de nulle part : c’est le fruit d’un parcours créatif que j’ai déjà eu l’occasion d’évoquer sur ce blog. Il commence par la collecte d’idées, se poursuit par l’élaboration d’un argument, puis par une tentative de lui donner une forme. Ensuite seulement on peut envisager de passer au plan.

On met en place un plan pour la même raison qu’on dessine les plans d’une maison

C’est avec cette étape qu’un livre voit réellement le jour : les enjeux dramatiques, l’évolution des personnages, les coups de théâtre, les moments marquants de l’intrigue, tout figure dans ce document. Au fond, une fois qu’on a mis sur pied un plan bien échafaudé, le roman existe déjà : il ne reste plus qu’à l’habiller avec des mots, des phrases, et toutes ces petites choses qui rendent la lecture agréable.

C’est dire qu’il est très fortement déconseillé de se passer complètement de plan avant d’aborder la phase d’écriture. Un roman, même court, même simple, ça reste un gros morceau d’information à conserver en entier dans un cerveau : sans coucher par écrit certaines de vos idées, sans les relier entre elles, sans rien planifier, elles risquent de vous échapper, ou d’arriver sur la page pèle-mêle et de se retrouver mal utilisées, voire incompréhensibles.

On met en place un plan pour la même raison qu’on commence par dessiner les plans d’une maison avant de lancer le chantier : ça évite pas mal d’erreurs de jugement.

Cela dit, malgré l’importance centrale du plan dans l’aventure de l’écriture, au fond, ça n’est rien d’autre qu’un banal document Word.

Votre plan va vraisemblablement ressembler à un tableau à double entrée

Ou disons : ça peut prendre à peu près n’importe quelle forme, en fonction de vos envies, vos habitudes et de ce que vous trouvez le plus pratique : document Word, Excel ou autre programme du genre, notes lâchées directement sur le papier, post-it punaisées sur un mur, lignes tracées au feutre sur un tableau blanc. Au fond, tout ce qui compte, c’est que vous vous y retrouviez. A titre personnel, j’utilise OneNote.

Quelle que soit votre approche, votre plan va vraisemblablement ressembler à un tableau à double entrée. Les lignes vont représenter chacun de vos chapitres (ou toute autre division qui fait sens pour vous, si vous n’utilisez pas de chapitres). Vous pouvez même descendre au niveau des paragraphes si vous souhaitez un plan plus précis.

Les colonnes vont représenter un certain nombre d’éléments constitutifs de votre intrigue. Cela peut, par exemple, prendre la forme suivante :

Colonne 1 : Numéro et/ou titre du chapitre

Colonne 2 : Les personnages principaux en présence

Colonne 3 : Le(s) lieu(x) où se déroule l’action.

Colonne 4 : Les moments-clé de l’intrigue, action par action.

Colonne 5 : Cheminement et évolution des personnages principaux.

A vous de voir ce qui vous convient. Vous pouvez très bien vous passer de l’une ou l’autre de ces colonnes, ou alors en rajouter d’autres. Certains, en particulier dans les littératures de l’imaginaire, souhaiteront faire figurer une colonne où sont mentionnés les éléments explicatifs liés à l’univers, afin qu’ils trouvent leur place naturellement dans le texte. On peut faire figurer des notes sur le style ou sur le langage, ajouter des repères temporels précis pour parvenir à situer les actions les unes par rapport aux autres, repérer les moments où les personnages quittent la scène et mentionner ce qu’ils font quand on ne parle pas d’eux. On peut utiliser des codes couleur pour les lieux ou les personnages, rajouter des flèches pour rendre plus claires le cheminement de certains des protagonistes, faire figurer des diagrammes pour visualiser les montées et les descentes de la tension narrative, mentionner en grisé les informations connues des lecteurs mais pas des personnages (ou l’inverse)… Les possibilités sont infinies.

Certains ont besoin d’une planification très précise

Une autre manière de rédiger un plan, parfaitement réalisable, est de l’échafauder entièrement à l’aide de la théorie des blocs. L’auteur décrira alors l’action bloc par bloc, en détaillant au besoin les transitions qui relient les blocs les uns aux autres, comme s’il jouait aux Lego.

Le plan sert à planifier l’écriture, à l’auteur de savoir de quoi il aura besoin dans ce domaine. Certains ont besoin d’une planification très précise, scène par scène. Moi, je sais qu’en procédant ainsi, je risque de rendre le moment de l’écriture très ennuyeux et je préfère opter pour un plan plus vague, qui me laisse une certaine marge d’interprétation (mais cette approche m’oblige parfois à procéder à des raccommodages quand surviennent des contradictions ou des éléments d’intrigue que je n’avais pas anticipés).

En règle générale, plus il y a de détails dans un plan, moins vous allez vous mélanger les pinceaux en rédigeant votre manuscrit, et plus solide sera l’intrigue, mais le prix à payer est le risque de manquer de spontanéité dans l’écriture. A l’inverse, moins il y a de détails dans un plan, plus cela laisse la porte ouverte à de nouvelles idées pendant le processus d’écriture, au risque que toute la charpente de l’intrigue s’effondre parce qu’elle n’aura pas été suffisamment planifiée.

Si vous ne savez pas de quoi vous avez besoin, je vous suggère d’essayer le modèle décrit ci-dessus, qui constitue un bon point de départ.

Atelier : une fois que vous avez terminé de créer un plan pour votre texte, envisagez d’y ajouter des colonnes supplémentaires pour mentionner des aspects qui n’y figurent pas encore. Est-ce que certaines de ces nouvelles catégories vous aident ? Dans ce cas, gardez-les. Si ce n’est pas le cas, supprimez-les ou modifiez-les.

📖 La semaine prochaine: la narration à la 3e personne

Des idées au roman: résumé

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En des temps reculés qui se perdent dans les brumes de nos mémoires, lors de la préhistoire de ce blog, bref, le printemps dernier, j’ai posté une série de billets consacrés aux idées: comment stimuler son imagination, comment débloquer les pannes d’inspiration, comment tenter d’être original.

Parce que c’est pratique, et comme certains d’entre vous pourraient être intéressés à s’y plonger, j’inclus des liens vers ces textes ci-dessous, comme je l’avais fait il n’y a pas si longtemps pour ma série sur la structure d’un roman. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires, ils seront comme toujours les bienvenus.

Première partie: La machine à idées

Deuxième partie: L’angoisse de la page blanche (n’existe pas)

Troisième partie: Être original

Quatrième partie: La théorie des genres

Cinquième partie: La technique du livre de démarrage

Sixième partie: Se presser le citron

Septième partie: Se mettre dans de bonnes conditions

Huitième partie: Écrire en musique