« Révolution dans le Monde Hurlant » – la FAQ

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Ci-dessus : les Soeurs Miasmatiques, trois des personnages de « Révolution du Monde Hurlant », mon nouveau roman de fantasy, qui vient de paraître. Il est possible de le commander ici.

Je n’oserais prétendre que ce qui suit constitue des « questions fréquemment posées » au sujet de mon nouveau livre, car elles ont tout juste été posées quelques fois. C’est donc d’une plus modeste « foire aux questions » dont il s’agit, qui pourra, je l’espère, éclairer votre lanterne au sujet de cette publication.

Quel type de roman est « Révolution dans le Monde Hurlant » ?

C’est un roman de fantasy, baroque et foisonnant, avec beaucoup d’aventure dedans, du merveilleux, une pointe de steampunk et un soupçon de romance. On y suit une jeune femme, Tim Keller, qui part dans un monde parallèle pour sauver son frère qui s’est fait enlever par des créatures mystérieuses. Au passage, elle va jouer un rôle dans une révolution, sinon, vraiment, il n’y aurait absolument aucune raison que ce livre s’intitule ainsi, on est bien d’accord.

Est-ce que « Révolution dans le Monde Hurlant » est une suite ?

Oui, c’est la suite de la duologie « Merveilles du Monde Hurlant », parue aux Editions Le Héron d’Argent sous les titres « La Ville des Mystères » et « La Mer des Secrets. » Dans le nouveau roman, on retrouve la même protagoniste, Tim Keller, quelques années plus tard, ainsi que d’autres personnages. « Révolution », cependant, constitue un roman indépendant qui peut être lu par les personnes qui ne savent rien des premiers volumes.

Je n’ai pas lu « Merveilles du Monde Hurlant », puis-je commencer par celui-ci ?

Oui, tout est fait pour qu’il soit possible d’entamer la lecture par ce roman. Aucune explication supplémentaire n’est nécessaire. C’est à comparer avec « Star Wars », où il est possible de commencer par l’Episode IV sans avoir vu les trois précédents, et sans se sentir largué.

Pourquoi parait-il en un seul volume ?

Le livre est bien divisé en deux parties distinctes, « Le Désert des Rêves » et « Les Plaines du Cauchemar », et il est vrai que j’ai brièvement envisagé de le publier en deux volumes, mais il s’agit d’un seul roman et il m’a semblé plus cohérent et plus loyal envers les lecteurs de tout sortir en une fois. En plus, j’aime bien avoir mon nom sur un gros bouquin.

Pourquoi est-ce que « Révolution dans le Monde Hurlant » est paru en autoédition ?

Il y a plusieurs raisons. L’éditeur de « Merveilles du Monde Hurlant », le Héron d’Argent, ne souhaitait pas s’engager sur une série au long cours, ce que je comprends très bien. De mon côté, je préférais consacrer moins de temps à la promotion et aux participations à des salons à l’étranger. Ce sont des moments extraordinaires et je suis très heureux d’avoir eu l’opportunité de les vivre, mais ils sont coûteux et m’éloignent de ma famille, donc sur ce coup j’aime autant me la jouer plus locale.

Qui a réalisé la couverture ?

C’est moi. Franchement, c’était moins cher que de faire appel à une illustratrice ou à un illustrateur.

Es-tu disponible pour de la promotion ?

Avec plaisir ! Je compte faire quelques apparitions dans des salons en Suisse ,dès qu’il y aura des salons en Suisse. En-dehors de ça, je suis ouvert à répondre à des interviews, sous toutes les formes. Et les blogueurs qui ont l’intention de publier une chronique du livre peuvent s’adresser à moi pour obtenir le manuscrit en format epub.

Puis-je lire un extrait gratuitement ?

Oui, les trois premiers chapitres du livre peuvent être lus ici. Et vous trouverez ici une nouvelle dont l’action est située avant le roman, et qui s’attache à un de ses personnages.

Y aura-t-il une suite à ce roman ?

C’est en tout cas mon intention. « La Chute du Monde Hurlant » racontera une troisième et ultime aventure de Tim Keller, quelques années plus tard. L’intrigue, les thèmes et les personnages sont en place, mais je suis loin d’en arriver à construire le plan, et encore plus éloigné de la rédaction du roman. Tout ce qui existe, pour le moment, c’est plein de notes, et cette image. J’ai deux autres projets qui devraient passer avant, une uchronie et un roman de fantasy jeunesse, et en plus, pour le moment, je fais une pause dans l’écriture, donc ça n’est pas pour tout de suite.

C’est quoi, un « porc-sifflard » ?

Vous n’en saurez rien !

A vous ! Si vous avez des questions, j’y réponds ci-dessous !

« Révolution dans le Monde Hurlant » – La couverture

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« Révolution du Monde Hurlant », mon nouveau roman de fantasy, vient de paraître. Il est possible de le commander ici. 📖

Lorsque je me suis mis en tête de lancer la rédaction de ce livre, une chose a été immédiatement claire: j’allais l’autoéditer, et donc, me charger moi-même d’à peu près tout, ne serait-ce que pour faire des économies. Cela voulait dire que j’allais devoir me charger moi-même de la couverture. Aïe aïe aïe.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que je dessine depuis toujours. Comme l’écriture, il s’agit d’un moyen de canaliser ma créativité. Cela dit, en-dehors de quelques mandats par-ci, par-là, je n’ai jamais envisagé d’en faire ma profession. Ca ne m’a jamais tenté, et en plus, je suis très conscient de mes limites techniques. Qui plus est, depuis que j’ai des enfants, j’ai moins de temps à consacrer à l’art, et pour dire la vérité, je suis un peu rouillé.

Le souci, c’est que j’ai écrit un bouquin de fantasy, et que j’avais envie qu’il ressemble à un bouquin de fantasy, donc avec une illustration de couverture peinte et détaillée. Le genre de truc que je n’ai jamais fait et jamais su faire.

Donc j’ai commencé par un crayonné.

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Franchement, je le trouve pas mal. La composition est assez efficace, les proportions sont respectées, on sent que je suis dans mon élément. Ce n’est pas parfait mais ça fait l’affaire. Il s’agissait ensuite de procéder à une première mise en couleur…

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Ouille ! On sent que c’est mal embarqué, non? Ne me demandez pas pourquoi j’ai déplacé le poisson, ça n’a pas duré très longtemps. Ce qui est sûr, c’est qu’à partir de cette première mise en couleur, j’ai galéré comme un fou à faire en sorte que le résultat ressemble à ce que j’avais en tête. Je vous épargne les résultats intermédiaires, mais sachez qu’ils sont épouvantables, laids à faire trembler les petits enfants. En deux mots, pendant les six prochains mois, par petites touches, j’ai dû apprendre depuis zéro, par moi-même, en tâtonnant, les bases de la peinture sur ordinateur (et, franchement, de la peinture tout court).

Le résultat final, c’est donc ça:

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Honnêtement, j’en suis plutôt content. Oui, je vois les failles, les erreurs, les naïvetés, mais ça fait illusion, je trouve. J’ai énormément appris en le faisant, et franchement, je me suis plutôt amusé. Ce qui est rigolo, c’est que cette couverture est prête, pour l’essentiel, depuis environ un an et demi, alors que je voguais encore sur une autre galère, celle du texte lui-même.

Allez, encore un petit zoom, pour les amateurs:

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Une prochaine fois, je vous parlerai du quatrième de couverture, sur lequel il y a beaucoup moins de choses à dire. 

« Révolution dans le Monde Hurlant » – lire le début

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« Révolution du Monde Hurlant », mon nouveau roman de fantasy, vient de paraître. Il est possible de le commander ici. 📖

On y suit les aventures d’une jeune femme qui n’a pas froid aux yeux, Tim Keller, qui part à la rescousse de son jeune frère, après que celui-ci s’est fait enlever et amener dans un univers parallèle baroque et mystérieux.

Envie de lire les trois premiers chapitres gratuitement ? C’est ici: Extrait

« Révolution dans le Monde Hurlant » – mon nouveau livre est paru !

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« Révolution du Monde Hurlant », mon nouveau roman de fantasy, vient de paraître. Il est possible de le commander ici. 📖

Elles n’auraient pas dû s’attaquer à moi !

Des tueuses venues d’un univers parallèle se sont introduites dans mon appartement et ont enlevé mon petit frère. Oh, je ne suis pas idiote, je sais que c’est un piège, mais quoi qu’il en coûte, je vais les suivre chez elles, dans le Monde Hurlant, à travers les dunes d’un désert, par-delà la Grande Muraille de Tempêtes, dans les rues d’Ashnan’gadrad, la Ville-Cadavre.

Au sein de l’empire des humains, la colère gronde, et un groupe de révoltés promet de tout changer. Reste à savoir s’ils seront des alliés ou une embûche de plus sur ma route.

Je m’appelle Tim Keller, et l’année de mes vingt ans promet d’être plus mouvementée que prévu…

C’est fait ! Mon roman de fantasy et d’aventures, mâtiné de steampunk et d’un soupçon de sentiment, est disponible à la commande en version papier. Un gros bouquin de plus de 540 pages, dans lequel j’ai mis tout mon cœur et tout ce que j’ai appris de l’écriture. Pour les lectrices et lecteurs de « Merveilles du Monde Hurlant », aux Editions Le Héron d’Argent, ce livre peut être découvert comme une suite. Celles et ceux qui ne connaissent rien de mon univers peuvent très bien entamer leur lecture ici, sans être désorientés.

Je suis très fier de vous présenter ce nouveau livre, le fruit d’un long et passionnant travail. J’ai déjà eu l’occasion de l’évoquer ici, et il me tarde de pouvoir vous en parler davantage, ce que je ferai sur ce blog ces prochaines semaines.

Critique : Le Pacte des Frères

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Dans ce troisième volume des « Mémoires du Grand Automne », la situation de l’Arbre-Mère Alkü et de la civilisation des Alkayas est devenue critique. Trois frères à la destinée exceptionnelle font le serment de sauver l’arbre qui donne la vie à leur peuple, quoi qu’il en coûte. Leurs idéaux vont se confronter à la réalité de manière dramatique et inattendue.

Titre : Le Pacte des Frères

Auteur : Stéphane Arnier

Éditeur : Bookelis (ebook)

La série « Mémoires du Grand Automne » correspond exactement à ce qu’on rêve de lire quand on est amateur de fantasy. J’ai déjà eu l’occasion de m’attarder dans mes critiques des deux tomes précédents sur la richesse et la grande cohérence de l’univers et sur la singularité exceptionnelle des peuples, des cultures et des traditions qui jalonnent ces livres, sans que celles-ci ne donne au lecteur une sensation d’étrangeté rédhibitoire.

On retrouve ces mêmes qualités dans ce troisième tome, qui est le meilleur de cette excellente série. Oui, si Stéphane Arnier s’était contenté de donner naissance à ce monde peuplé d’Arbres-Mères et de leur progéniture, cette idée aurait à elle seule suffi à justifier la lecture de ces romans. Mais l’originalité du décor n’est qu’une des qualités qu’offre cette saga.

Ce qui frappe en lisant « Le Pacte des Frères », comme d’ailleurs les romans précédents, c’est à quel point l’auteur fait preuve de retenue. Il a mis au point un univers riche et cohérent, et avec une rigueur jésuitique, il refuse d’ajouter des jouets à ceux dont il disposait au départ. On ne trouvera donc dans ce tome aucun nouveau lieu, pas de menace surprise venue de l’extérieur, pas de bouée de secours, aucune révélation qui vient contredire les règles admises jusqu’ici. On reste là où on était, on fait avec ce qu’on a, tous les éléments nouveaux s’appuient sur ce qui était déjà connu, et on affronte la situation telle qu’elle était dans le volume précédent.

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Le renouvellement provient non pas du décor mais de l’intrigue. Comme à chaque fois dans la série, celle-ci s’axe autour d’un mystère que les personnages doivent résoudre. On a donc affaire à un whodunit à la Agatha Christie, sauf que c’est le sort de toute une civilisation qui est dans la balance. La structure de ce roman est particulièrement bien maîtrisée, puisqu’elle contient plusieurs révélations qui, en restant parfaitement logiques avec ce qui précède, forcent le lecteur à remettre en cause des vérités considérées comme acquises, et à se repasser le fil de l’histoire sous une perspective différente.

En-dehors de l’intrigue, seuls les personnages changent, soit qu’ils aient vieilli dans les années qui se sont écoulées entre les tomes, soit qu’ils soient nés dans l’intervalle. Le protagoniste, Veli, est le plus réussi des personnages jamais créé par son auteur. Il est à la fois attendrissant et exaspérant, altruiste et narcissique, et à chaque fois, le lecteur doit bien constater que les traits de caractère qui le rendent attachant sont indissociables de ses plus gros défauts. Mettre en scène une figure aussi nuancée est un numéro d’équilibriste risqué pour un romancier, qui risque de s’attirer l’antipathie des lecteurs. Ici, l’exercice est parfaitement maîtrisé.

« Le Pacte des Frères » est un roman poignant, plus viscéral et émotionnel que les deux tomes précédents, dont la perfection horlogère empêchait parfois Stéphane Arnier d’aller chercher la substance crue des sentiments de ses personnages. On sent ici la patte d’un auteur qui ne cesse de parfaire son art. Ce roman est aussi une brillante exploration de certains thèmes, en particulier de la ligne fine qui sépare l’héroïsme du fanatisme. Enfin, il s’agit du troisième acte de ce qui est, fondamentalement, une tragédie, et dont la mélancolie sous-jacente se fait de plus en plus palpable avec chaque page qui se tourne.