Une nouvelle à lire

blog vallée 2

Peut-être que la pandémie vous donne un peu de temps libre pour lire. Si c’est le cas, je vous propose cette nouvelle de fantasy, gratuite et téléchargeable ci-dessous.

Les habitués vont reconnaître ce texte: il y a quelques mois, je vous ai proposé de lire une de mes nouvelles, intitulée « C’était la vallée de l’ombre qui dévore« , publiée par épisodes. Le texte n’avait pas connu le succès: il avait même reçu pas mal de critiques, qui toutes, m’ont permis de progresser, et qui ont fait l’objet d’un article riche d’enseignements.

C’est donc une version entièrement remaniée que je vous propose ici. Elle tient compte des remarques et devrait vous satisfaire davantage. Elle a reçu pour l’occasion un nouveau titre: « Dans la vallée de l’ombre », parce que dans ma tête, il s’agit d’une histoire distincte. L’action se situe dans le Monde Hurlant, l’univers de mes romans, et met en scène un personnage secondaire, même si aucune connaissance préalable de cet univers n’est nécessaire.

Je me réjouis de vos retours. Si ça vous tente, le texte est ici:

Dans la vallée de lombre

Le blog au ralenti

petit truc copie

Un petit avertissement destiné aux habitués du blog: en raison du coronavirus, le temps que je peux consacrer à l’écriture, déjà limité, va encore se réduire. J’ai quelques articles déjà écrits qui sont en stock, donc je peux voir venir, mais tôt ou tard la réserve va s’épuiser et il est possible que le rythme de diffusion finisse par ralentir, dans quelques semaines.

Toutes mes excuses pour les éventuels désagréments que cela pourrait occasionner. Et dans l’intervalle, profitez-en pour jeter un coup d’œil aux archives.

Décrire les odeurs

blog décrire odeurs

Parmi les sens qui sont utilisés pour les descriptions littéraires, l’odorat est le grand oublié, échouant à une lamentable quatrième place. Certains auteurs ne le mentionnent jamais, oubliant jusqu’à son existence. Pourtant, les odeurs sont tout autour de nous, occupant l’espace, nous permettant même de nous orienter en nous renseignant sur leurs points d’origine, et nourrissant nos pensées d’émotions et de souvenirs qui, parfois, nous hantent sans même que nous prenions conscience de l’effet qu’elles ont sur nous.

Ne renoncez pas aux odeurs. Au contraire : utilisez-les dans vos romans, incorporez-les à vos descriptions, servez-vous en, pourquoi pas, pour définir vos personnages. Comme toujours dans notre série, les listes de mots et les quelques conseils ci-dessous devraient vous aider à vous lancer.

Verbes

Cocoter, cogner,  dégager, émaner, embaumer, emboucaner, empester, empoisonner, exhaler, flairer, flagorner, fleurer, humer, odorer, parfumer, pourrir, répandre, respirer, sentir, suer, suinter, transpirer

Noms

Air, arôme, bouquet, bouffée, courant, effluence, effluve, émanation, essence, exhalaison, fragrance, fumée, fumet, haleine, infection, nuage, odeur, parfum, pestilence, puanteur, relent, remugle, senteur, trace, vapeur

Adjectifs

Abominable, âcre, affreux, agréable, agressif, aigre, ambré, amer, animal, appétissant, aromatique, artificiel, aseptisé, bizarre, boisé, bon, brûlant, camphré, capiteux, caressant, céleste, charmant, clinique, complexe, coriace, délicat, désagréable, détestable, divin, doucereux, doux, écœurant, enivrant, entêtant, épicé, exquis, exotique, fade, faible, fauve, fétide, fin, fleuri, floral, fort, frais, fruité, fugace, gênant, gras, hoquetant, ignoble, indéfinissable, infect, insaisissable, insupportable, iodé, léger, lourd, maladif, malodorant, malsain, marin, matinal, mauvais, médical, métallique, moisi, musqué, naturel, nauséabond, nauséeux, pénétrant, pestilentiel, pimenté, piquant, plaisant, poivré, poussiéreux, printanier, primitif, puant, putride, rance, râpeux, rebutant, rémanent, repoussant, résineux, riche, sain, salé, sauvage, suave, subtil, sucré, succulent, suffocant, tenace, terreux, terrible, vague, végétal, vif, violent, vomitif

Prendre des notes

On fait peu attention aux odeurs. Si vous découvrez pour la première fois une petite crique ombragée, lors de vos vacances à la mer, vous allez en décrire spontanément les couleurs émeraude de l’eau et les contours escarpés des falaises à vos amis en revenant à la maison, mais il est peu probable que vous vous attardiez sur l’odeur iodée des lieux, et il est presque inenvisageable que ça soit ça que vous reteniez en premier. De nombreuses personnes sont peu sensibles aux odeurs et n’y font que rarement attention.

Pourtant, même si ça ne se situe pas sur le plan conscient, ces senteurs les affectent, parfois bien au-delà de ce qu’ils peuvent imaginer. Elles peuvent débloquer en eux des souvenirs enfouis, les attacher ou les repousser sans même qu’ils perçoivent ce qui se passe.

Ne soyez pas comme eux. En tant qu’auteur, faites l’effort de vous montrer attentif aux odeurs, tentez de les percevoir, de les identifier, de les décrire et de les cataloguer. Ce ne sera pas toujours facile, vous allez vite réaliser que vous allez manquer de vocabulaire pour les classifier aussi efficacement que vous le souhaiteriez, mais persévérez, parce qu’un écrivain qui sait incorporer l’odorat dans ses descriptions, qui le fait de manière à la fois naturelle et originale, offre à ses lecteurs une expérience empreinte de réalisme et de sensualité. Il serait dommage de passer à côté.

Le mot juste… s’il existe

L’odorat est sans doute le plus imprécis de nos sens. Le nez humain perçoit des odeurs, mais n’est pas efficace pour en analyser les composants. Il n’en a pas d’expérience objective, comme il peut en connaître pour la vue ou l’ouïe, il ne peut pas les diviser en « parties » que l’on peut considérer indépendamment. Contrairement aux sons dont on peut décrire le timbre, l’intensité et la hauteur tonale, contrairement à la vue que l’on peut décrire en termes de couleurs et de formes, il n’est pas possible de décrire, de représenter et de transmettre à autrui une odeur spécifique.

D’ailleurs le vocabulaire olfactif est extrêmement pauvre. Alors que, par exemple, nous reconnaissons les couleurs comme des données visuelles qui ont une existence objective, qui peut servir de référence universelle, quelle que soit la personne qui les perçoit (les daltoniens, c’est bon, vous pouvez baisser la main), ou quel que soit l’endroit où elles apparaissent, à quelques rares exceptions, les odeurs n’existent qu’en comparaison avec les substances qui les émettent. Ainsi, les fleurs ont une odeur florale, et le musc a une odeur musquée. Super.

Décrire une odeur est donc une gageure pour l’écrivain, mais il n’est pas seul dans ce cas : l’expérience de l’odorat n’est pas analytique, ou très peu. Elle est émotionnelle. Dans un roman, on passera donc, par manque de vocabulaire à disposition, assez peu de temps à décrire une odeur, mais on pourra s’attarder davantage sur les réactions qu’elle suscite chez celles et ceux qui y sont exposés.

Les odeurs du cœur

Comme l’odorat résiste à l’intellect, par défaut, il est venu le plus émotionnel de nos sens. On ne parvient pas à l’analyser, alors on se contente d’évoquer les sensations qu’il fait naître en nous. On ne le décrit pas en tant que tel, mais à travers ses effets, ses conséquences.

Chaque odeur est un voyage à travers notre monde intérieur, qui nous fait cheminer le long de plusieurs émotions distinctes et évoque des souvenirs, certains récents, d’autres anciens, d’autres encore enfouis si profondément que seule un effluve très spécifique est capable de les rappeler à la surface de notre conscience. L’odorat est un sens nostalgique, un sens qui nous fait voyager dans le temps et l’espace, même lorsqu’on ne parvient pas tout à fait à mettre le doigt sur l’origine de nos souvenirs.

En décrivant une odeur, un auteur sera donc bien avisé de prendre en compte cette dimension, et de nous faire comprendre à quel souvenir et à quelle gamme d’émotions un personnage relie un parfum spécifique.

Je recherche des bêta-lecteurs

blog beta lecteurs

⚠️ Un grand merci pour votre enthousiasme et vos nombreuses propositions, qui me touchent énormément. J’ai désormais trouvé les bêta-lectrices et les bêta-lecteurs que je cherchais, et la recherche décrite dans le texte ci-dessous est donc close. ⚠️

La semaine dernière, j’ai achevé l’écriture de mon nouveau roman.

Ou plutôt, je l’ai achevée une seconde fois, puisque j’avais déjà bouclé le premier jet il y a plusieurs mois. Là, c’est une version complète et fonctionnelle qui vient de voir le jour, façonnée et remodelée par sept campagnes de corrections longues et intenses. Un jour, sur ce blog, je vous raconterai quelques anecdotes riches d’enseignements sur la difficile gestation de ce texte…

Mais c’est de la musique d’avenir. Pour le moment, une nouvelle phase est sur le point de commencer : celle de la bêta-lecture.

Je recherche les premières lectrices et lecteurs de ce roman. Idéalement, entre deux et sept personnes. Peut-être que vous, qui lisez ces lignes, seriez intéressés à en faire partie?

Avant de vous décider, il faut que vous sachiez où vous mettez les pieds.

Ici, on parle d’un épais bouquin de fantasy qui compte environ 227’000 mots, soit à peu près la moitié du texte intégral du « Seigneur des Anneaux », s’il vous faut un point de repère. Il contient un grand nombre de personnages et d’intrigues parallèles, ainsi que plusieurs modes narratifs. C’est un gros bébé, long, baroque, foisonnant. Ce n’est pas pour tous les goûts, et simplement lire le texte du premier au dernier mot représente un certain investissement de temps. Bref, ça n’est pas pour les mauviettes de la lecture.

Ce roman est la suite de ma duologie « Merveilles du Monde Hurlant », parue aux Éditions le Héron d’Argent. Il a toutefois été écrit spécifiquement pour pouvoir être découvert par des lecteurs qui n’ont aucune connaissance préalable de ce texte. Voilà pourquoi je recherche des bêta-lecteurs qui n’ont pas lu « Merveilles », mais aussi si possible au moins une bêta-lectrice ou un bêta-lecteur qui connaît le roman précédent, afin de bénéficier des deux points de vue.

Est-ce que cela vous intéresse? Est-ce que rien ne vous effraye?

Pour mener à bien cette délicate opération, je m’appuie sur les excellents articles que Stéphane Arnier a consacrés à la question. En deux mots, ce que je demande aux bêta-lectrices et aux bêta-lecteurs, c’est de tester le livre afin de savoir s’il y a des points où celui-ci n’est pas clair, où mes explications sont confuses, mes descriptions conjurent une image radicalement différente de celle que j’avais en tête, que les motivations des personnages ne sont pas compréhensibles, etc… Afin d’y arriver, je leur transmettrai une longue liste de questions – il y en a un peu plus de 200 – et leur mission sera d’y répondre afin de me dire de quelle manière ils ont compris (ou pas compris, ou compris autrement) où je voulais en venir.

En plus de cela, toutes les remarques formelles, stylistiques, tous les conseils, les suggestions, sont les bienvenus, même si ce n’est pas le type de retour que je recherche en priorité. Sentez-vous libres de me dire tout ce que ce texte vous inspire, en positif mais surtout en négatif, sans avoir à ménager mon ego.

Idéalement, j’aimerais bien pouvoir boucler la phase de bêta-lecture d’ici la fin du mois de mai.

Est-ce que cela vous intéresse ? Est-ce que rien ne vous effraye ? Si c’est le cas, d’abord, merci d’avance. N’hésitez pas à vous signaler, en commentaire ou par le formulaire de contact, ou à me poser des questions supplémentaires si tout n’est pas clair.

Décrire la tristesse

blog décrire tristesse

Après la peur, voici un deuxième sentiment dans cette série consacrée à la description des émotions et des sensations humaines. La tristesse est un état moins immédiat que la peur, qui se vit sur la longueur, se modifie avec le temps et s’apprécie différemment selon les circonstances. Juste après la honte, il s’agit sans doute de l’émotion la plus coriace. Mais elle n’est pas entièrement négative : nos larmes peuvent tout aussi bien être libératrices que mortifiantes, aussi cathartiques que léthargiques.

Comme elle peut constituer le fil rouge thématique d’un roman, ou en tout cas une composante émotionnelle récurrente, il est important de lui accorder toute l’attention qu’elle mérite, et de choisir avec précaution les termes que l’on utilise pour la traduire sur le papier.

Verbes

Affecter, affliger, apitoyer, assombrir, atterrer, brailler, braire, bramer, chagriner, chialer, chiffonner, consterner, couiner, crier, décevoir, déchirer, dépiter, déplorer, désenchanter, s’effondrer, émouvoir, éplorer, fâcher, frapper, gémir, geindre, hurler, se lamenter, larmoyer, mortifier, peiner, piauler, se plaindre, pleurer, pleurnicher, regretter, sangloter, s’apitoyer, souffrir, vagir

Noms

Abattement, accablement, affliction, aigreur, amertume, angoisse, assombrissement, atrabile, bile, blues, bourdon, cafard, bourdon, cafard, calamité, chagrin, consternation, découragement, dépression, désabusement, désenchantement, désespérance, désespoir, désolation, deuil, douleur, , éplorement, épreuve, grisaille, malaise, mélancolie, malheur, morosité, neurasthénie, noirceur, nostalgie, peine, souci, souffrance, spleen, tristesse

Adjectifs

Abattu, accablé, affecté, affligé, amer, anéanti, angoissé, assombri, atrabilaire, atterré, attristé, austère, bileux, bouleversé, brumeux, cafardeux, catastrophé, chagriné, consterné, découragé, défait, dépressif, déprimé, désabusé, désenchanté, désespéré, désolé, endeuillé, ému, éploré, inconsolable, malheureux, maussade, mélancolique, misérable, morne, morose, neurasthénique, peiné, rembruni, renfrogné, sinistre, sombre, soucieux, taciturne, ténébreux, triste

Types de tristesse

Absolu, affreux, anesthésiant, catastrophique, charmant, contagieux, coutumier, cruel, déchirant, décourageant, délicieux, démonstratif, déplorable, disproportionné, domestique, douloureux, doux, dramatique, effroyable, égaré, ennuyeux, envieux, extrême, fâcheux, factice, feint, funèbre, funeste, grave, habituel, immense, indélébile, inexprimable, infini, insaisissable, insupportable, intolérable, invisible, invincible, lamentable, larvé, léthargique, lugubre, maladif, mauvais, médiocre, minable, moche, monotone, mortifiant, muet, nauséeux, navrant, noble, noir, nostalgique, laid, obscur, pauvre, pesant, piètre, piteux, pitoyable, privé, profond, public, regrettable, rémanent, romanesque, romantique, rude, sauvage, sépulcral, sévère, silencieux, sonore, sourd, tendu, terne, torturant, torturé, total, tragique, vague

Prendre des notes

Et si l’écriture était une thérapie ? Ça ne fonctionne pas toujours, ni pour tout le monde, mais qui sait ? Peut-être que votre routine d’écrivain pourrait vous sortir des idées noires. La prochaine fois que vous êtes en proie à la déprime, au deuil, au chagrin, ne vous laissez pas submerger et prenez note de vos émotions, constituez-vous un répertoire d’adjectifs qui viendront compléter la liste forcément incomplète que je vous propose ci-dessus.

Pour un auteur, rien ne remplace les expériences de première main lorsqu’il s’agit de conférer de la vraisemblance à la description des émotions. Considérez votre souffrance comme le ferment de votre prochain roman.

Le mot juste

Plus encore que d’autres sentiments, la tristesse prend plusieurs formes, qui constituent des expériences distinctes et qu’il faut se garder de confondre. Qu’y-a-t-il de commun entre l’insondable chagrin d’un individu qui a perdu l’amour de sa vie, les larmes d’un enfant qui a perdu un match de foot ou le monde perpétuellement gris d’un homme en proie à la dépression ? Tout cela, c’est de la tristesse, mais elle n’a ni la même puissance, ni la même profondeur, ni la même durée, ni les mêmes causes, ni les mêmes effets.

Voilà pourquoi il est important de choisir les mots justes. Si votre personnage est désespéré, ne vous contentez pas d’écrire qu’il est abattu : c’est si éloigné de la réalité que ça pourrait tout aussi bien être une autre émotion. L’inverse est encore pire : n’allez pas exagérer la description de la tristesse de vos personnages lorsqu’ils connaissent juste une petite déconvenue, sous peine de basculer dans le ridicule. Non, si je n’ai pas gagné au loto, je ne suis pas « en dépression », sauf peut-être si je suis un personnage de Houellebecq.

Un sentiment qui évolue

Si la tristesse prend plusieurs formes, elle peut aussi se modifier avec le temps. À une même cause peuvent, au fil des jours, correspondre plusieurs formes distinctes de malheur, qui se succèdent sans nécessairement se ressembler. Un personnage va pouvoir ainsi s’enfoncer dans le chagrin, de plus en plus profondément, ou au contraire, parvenir à s’en extirper. Des individus qui vivent un drame, une perte, un deuil, et qui tentent de surmonter tout ça et de se reconstruire, c’est un des thèmes majeurs de la littérature.

Il n’est pas exclu que je consacre un jour un billet à la construction dramatique de la tristesse, c’est quelque chose d’intéressant. Mais en attendant ce jour, prenez simplement note que s’il arrive une tragédie dans votre roman, les personnages qui sont affectés vont passer par plusieurs stades : le choc initial, un grand chagrin, une profonde déprime, une mélancolie rémanente, avant d’arriver à la nouvelle normalité, peut-être un peu plus sombre que l’ancienne. Au fond, du point de vue de la mécanique de l’écriture, ce n’est pas très différent de ce que j’ai pu écrire au sujet des blessures.

La tristesse se propage au décor

Un truc qui fonctionne bien, et que j’ai déjà mentionné dans l’article sur la peur, c’est de faire en sorte que la tristesse ne reste pas dans le cœur de vos personnages, mais qu’elle déborde sur la manière dont vous décrivez leur environnement. Une personne qui a des idées noires, après tout, aura bien du mal à voir les couleurs autour d’elle. Donc tenez-en compte dans vos descriptions, en particulier dans le cas d’une narration fortement focalisée.

Cela peut même prendre un tout expressionniste, comme dans « L’Écume des jours », de Boris Vian, où en raison du désespoir du personnage principal, toute la réalité autour de lui s’effrite et s’étiole, ou dans la série de jeux vidéo « Silent Hill », où les angoisses des protagonistes s’incarnent dans un décor et des créatures cauchemardesques.

⏩ Dans deux semaines: Décrire les odeurs