Carcinopolis : la bande-annonce

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Celles et ceux qui me suivent sur les réseaux l’ont sans doute déjà vue passer, voici la bande-annonce de mon livre à paraître le 17 octobre, Carcinopolis. Le booktrailer comme disent les anglophiles.

Je vous propose un petit jeu : cette séquence a été réalisée par l’équipe de mon éditeur PVH éditions, qui n’ont pas seulement du talent, mais aussi un grand souci du détail. De prime abord, certaines images peuvent sembler aléatoire, ou juste inclues pour produire un effet, mais je vous assure qu’il n’y a pas un seul plan qui ne provient pas du texte du roman. Donc je vous propose de visionner cette bande-annonce maintenant, pour vous donner envie, puis de revenir la voir une fois que vous aurez lu le livre, afin de repérer chaque référence. Vous verrez, ça prend un relief tout à fait différent.

Carcinopolis : influences & inspiration

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Un roman n’est pas un simple collage. Il est davantage que la somme de ses influences : il résulte d’une alchimie pas toujours consciente, qui réside quelque part entre le conscient et l’inconscient de l’autrice ou de l’auteur. Pour le dire plus simplement : on ne sait pas toujours d’où viennent les idées qui constituent nos histoires. Cela dit, il y a malgré tout des points de repères qu’on peut identifier, et qui permettent aux lecteurs d’avoir des moyens de comparaison, utiles pour identifier à quoi il a à faire. C’est ce que j’ai souhaité faire avec cette image, qui montre certaines des influences et des inspirations de mon nouveau roman « Carcinopolis », à paraître le 17 octobre chez PVH Editions. 

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Naturellement, impossible de tout détailler sans divulguer des pans importants de l’intrigue. Donc je vais me contenter de vous laisser avec cette série d’images ambigües. Mais que cela ne vous empêche pas de jouer aux jeux des devinettes… De quelle manière chacune de ces influences peut bien être utilisées dans le roman, selon vous ? Comment les pièces du puzzle s’emboîtent-elles ? Chaud ou froid, est-ce que vous allez vous approcher ?

Mon nouveau roman, « Carcinopolis »

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Certains sont sans doute déjà au courant, mon nouveau roman, « Carcinopolis », paraît dans la prestigieuse collection Ludomire de PVH Editions. La sortie est prévue le 17 octobre et la magnifique couverture est signée Marie Waridel. En attendant, le livre est ponctuellement disponible en avant-première dans quelques événements auxquels l’éditeur et/ou moi participons.

Pour ceux qui suivent le blog, ce livre correspond au « projet Berlin » dont j’ai parlé à plusieurs reprises.

J’aurai l’occasion ces prochains jours et ces prochaines semaines de revenir de différentes manières sur cette sortie et de répondre à vos questions. En attendant, pour aiguiser votre appétit, je vous laisse méditer sur le résumé officiel :

Comment tout un bâtiment peut-il disparaître, comme digéré par la réalité ?
Prométhée Kasonga, un spécialiste en résolution de conflits, débarque à Berlin à la suite d’un message alarmant envoyé par sa cousine. Il apprend qu’elle a étrangement disparu avec l’immeuble dans lequel elle se trouvait. Prométhée se lance alors dans une enquête sombre et glaçante, au cours de laquelle il devra lutter non seulement contre une réalité cauchemardesque, mais aussi contre ses propres démons.

Qu’est-ce que ça vous inspire ? Vous pouvez me laisser un mot ici, là, en-dessous, où vous voulez, pour en discuter.

Des arcs narratifs pour construire une histoire

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Jusqu’ici, dans cette série d’articles sur les arcs narratifs et la manière de les construire pour qu’ils soient efficaces, je me suis montré prudent. D’une certaine manière, je me suis contenté d’évoquer des notions comme la préparation, les retombées et le mérite comme des outils analytiques, qui permettent d’estimer après coup si un arc produit ou non l’effet escompté. Mais il est possible de se montrer considérablement plus ambitieux, et c’est ce que je vous propose ici : et si on renversait complètement la proposition, et qu’on se servait du mérite comme d’un outil de construction de l’intrigue ?

Jusqu’ici, sur ce blog, en parlant de construction narrative, j’ai évoqué des notions formelles assez classiques, d’autres moins classiques, et vous ai suggéré de marier tout ça dans un document de préparation qui s’appelle le plan. Mais dans cet article, je vous propose d’essayer une approche complètement différente, qui part des arcs narratifs eux-mêmes pour bâtir votre roman.

L’idée, c’est que chaque scène-clé de votre histoire, chaque personnage, vient s’inscrire dans un ou plusieurs arcs narratifs différents. Ceux-ci comprennent une préparation profonde, une préparation dramatique et une préparation instantanée, qui produit des retombées qu’on espère méritées. Je les ai surnommées des « pyramides » à plusieurs reprises.

Dressez une liste de tous les arcs narratifs majeurs

Donc voici la proposition : plutôt que bâtir votre narratif dans l’ordre chronologique, en y insérant vos arcs narratifs, un peu par tâtonnements, faites exactement l’inverse. Construisez séparément chaque pyramide, puis disposez-en les différents étages au fil de votre histoire, de manière à constituer un récit cohérent.

Voici comment faire. Alors que votre histoire est encore en cours d’élaboration, dressez une liste de tous ses arcs narratifs majeurs. Vous prenez votre personnage principal, vous considérez les péripéties et les transformations qui l’attendent, les enjeux internes et externes qui vont se dresser sur sa route au cours de votre récit, et vous en prenez note. Vous faites de même pour votre antagoniste et pour tous les autres personnages majeurs.

Une fois que c’est fait, pour chacun de ces arcs narratifs, vous vous munissez, par exemple, d’une feuille de papier. Et vous y notez toutes les scènes dont vous allez avoir besoin pour établir la préparation profonde, la préparation dramatique, plus la scène (en principe) qui couronne la préparation instantanée.

Une fois que vous avez achevé ce travail pour tous les personnages de votre liste, vous avez constitué une sorte de « liste de courses », où figurent toutes les scènes-clé de votre récit. Reste à présent à les agencer dans l’ordre pour constituer un narratif cohérent. Décidez de la meilleure organisation possible, tenez compte du tempo nécessaire à ce que les retombées d’un arc narratif soient optimales, prévoyez des scènes intercalaires, afin de donner un peu de liant à l’ensemble, et voilà, vous avez une première ébauche de plan.

Attaquez-vous à la constitution de votre plan

À ce stade, normalement, vous allez réaliser que certains arcs narratifs manquent dans l’organisation de votre histoire, qu’ils sont plus importants que vous l’avez suspecté, ou que vous prenez seulement conscience du fait que leur présence se justifie. Pas de panique : c’est tout à fait normal. Ajoutez-les simplement à votre histoire en faisant usage de la même technique qu’auparavant, donc en dressant la liste des scènes dont vous avez besoin, avant de les intégrer dans le narratif encore en pleine coagulation.

Une fois que vous avez l’impression d’avoir tout incorporé, attaquez-vous à la constitution de votre plan, en fonction de vos besoins et de vos habitudes. À noter que même si vous faites partie de ces autrices ou auteurs casse-cou qui n’établissent pas de plan, le fait de dresser une liste des scènes-clé qui vont être nécessaires à vos arcs narratifs peut constituer une aide, même si vous changez d’avis en cours de route.

Cette manière de construire une histoire présente plusieurs avantages. Le premier, c’est qu’il place les personnages et leur évolution au cœur de vos préoccupations. L’occasion de se rappeler qu’une histoire, c’est un récit au cours duquel le personnage principal change, et que les préoccupations autour du décor, du message ou du style, aussi importantes soient-elles, passent au second plan.

Deuxième avantage : en posant les choses à plat de cette manière, vous n’allez oublier aucune des scènes importantes au succès de vos arcs narratifs, et en principe, vous devriez éviter de vous retrouver avec des événements immérités. Les vrais éléments constitutifs de votre histoire, comme des pièces mécaniques dans une voiture, sont démontés, analysés, puis remontés, avant même de prendre place au sein de votre structure.

Et ça, c’est le troisième avantage : la transparence. Avec cette approche, il n’existe pas de mystère sur le fonctionnement des axes majeurs de votre histoire, puisqu’ils existent de manière synthétique, séparément de l’ensemble, et que vous pouvez y retourner quand vous le voulez pour consulter votre construction. Ainsi, à l’étape des relectures et corrections, si quelque chose cloche, il vous sera facile de dénicher ce qui manque, ce qu’il y a en trop, ou ce qui pourrait être tourné autrement pour que ça fonctionne.

Projet Sergio : la phase suivante

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Retour sur mon projet surnommé « Sergio », de roman de space opera mâtiné d’un soupçon de western spaghetti. J’ai terminé le premier jet du manuscrit le 19 avril. Comme le texte a été écrit très vite, il était, je m’en doutais, rempli de répétitions, de lourdeurs et de petites incohérences. Il m’a fallu dès lors un peu plus d’un mois pour le remanier et lui donner une forme qui se prête à l’étape suivante, celle de la bêta-lecture. Je suis en train de diffuser le texte à une poignée de braves qui ont, ou auront accepté d’essuyer les plâtres.

On a affaire, fondamentalement, à un roman d’aventures plein de péripéties, mais assez simple, avec assez peu de personnages, donc le boulot de relecture n’a pas été très compliqué à mener. Alors que d’habitude, j’attaque cette phase avec des pages et des pages de notes et de modifications à apporter, cette fois, la liste était bien plus courte que d’ordinaire. A ce stade, aucun de mes romans n’a été aussi facile à écrire.

Mais c’est loin d’être terminé. Reste maintenant à savoir si les premières lectrices et lecteurs qui vont découvrir l’histoire vont accrocher aux personnages et trouver le tout divertissant et crédible. Je ne suis pas pressé, j’ai donc fixé un délai de deux mois pour cette phase. Même si ça n’est pas pour tout de suite, j’ai hâte de savoir ce qu’ils en auront pensé, et de m’appuyer sur leurs retours pour remanier le roman et produire une troisième version du texte.