Critique : Le Train bleu

blog critique

À la retraite, Hercule Poirot souhaite passer des vacances sur la Côte d’Azur. À cet effet, il emprunte le Train bleu, sur la ligne Calais-Nice. Pendant le voyage, une riche héritière est assassinée dans le convoi, et le célèbre détective offre ses services pour résoudre cette énigme.

Titre : Le Train bleu

Autrice : Agatha Christie (traduction Etienne Lethel)

Editeur : Editions du Masque (ebook)

Un meurtre dans un train. Hercule Poirot enquête. C’est le point de départ bien connu d’un des plus célèbres romans d’Agatha Christie, « Le Crime de l’Orient Express ». Mais il ne s’agit pas de l’unique affaire de ce genre dans l’oeuvre de l’écrivaine anglaise. Écrit six ans auparavant, « Le Train bleu » propose un point de départ identique, mais ne bénéficie pas de la renommée de l’oeuvre précitée. Du reste, de tous les romans mettant en scène Hercule Poirot, celui-ci semble avoir été celui qu’Agatha Christie appréciait le moins. Rédigé dans le sillage du naufrage public et humiliant de son mariage, il est possible qu’elle n’y ait pas mis tout son coeur, ou qu’elle ait inconsciemment lié les deux événements dans la même aversion.

J’avais mes propres raisons pour m’y intéresser. Un vieux projet de roman prenait la poussière depuis quelques années dans mon esprit, parce que je pensais qu’il ne rencontrerait pas d’intérêt auprès des lectrices et des lecteurs, mais surtout parce que je butais sur un gros écueil de construction dramatique : les personnages y passaient beaucoup de temps dans un train, et il ne s’y passait pas grand chose. J’ai réalisé récemment qu’en y ajoutant un meurtre, cela épicerait cette partie du récit, et cela pourrait se connecter à d’autres éléments de l’intrigue de manière intéressante. Comme l’association de concepts « train »+ »meurtre » fait de toute manière penser à Agatha Christie, je me suis dit qu’il serait intéressant de retourner à la source, et de voir comment la Maîtresse du Suspense construisait ses intrigues. J’avais déjà lu « Le Crime de l’Orient Express », et de toute manière, j’étais en quête d’une enquête plus conventionnelle, donc je me suis tourné vers le « Train bleu ».

342432

Ce roman, comme la plupart de ceux de l’autrice, est une merveille de minimalisme. Agatha Christie n’utilise pas un seul mot qui ne soit indispensable, et renonce à tous les autres. L’essentiel du texte est constitué de dialogues, vivants et savoureux, pour la plupart, et souvent très drôles. Pour le reste, les descriptions sont limitées au strictement indispensable, et on ne perd pas de temps à expliquer ce qui est évident : si Poirot explique qu’il doit rentrer chez lui, on le retrouve en train de discuter avec son majordome à la ligne suivante, sans s’attarder à souligner qu’il a dû s’y rendre ou par quel moyen. On ne change même pas de paragraphe ! Tout auteur serait bien avisé de se pencher sur la prose d’Agatha Christie et en tirer des leçons.

Comme je l’ai laissé entendre, ce roman est assez conventionnel, et on n’y trouvera pas le coup de théâtre renversant du « Crime de l’Orient Express ». Il s’agit d’une enquête policière assez académique, où l’on suit différents personnages assez longuement avant que le moindre crime soit commis, sans trop nous fournir de contexte. Puis il y a meurtre, et Hercule Poirot rentre presque dans l’intrigue par la porte dérobée. L’intrigue est sans génie mais construite de manière assez habile, afin que nos doutes se portent sur différents suspects au fil de la lecture, en modifiant plusieurs fois le contexte de l’affaire. Ce qu’on peut en retenir, c’est que ce type de roman repose sur plusieurs personnages attachants et bien dessinés, dont plusieurs peuvent faire des meurtriers potentiels, et que l’enquête les innocente les uns après les autres alors que l’on découvre que le contexte de l’affaire est différent de ce que l’on imaginait.

Le roman souffre de quelques longueurs, s’abîme dans certains clichés un peu paresseux, et dans l’ensemble, est un peu mollasson – il n’y a pas la tension que l’on peut ressentir dans les romans les plus célèbres d’Agatha Christie. La fin, par ailleurs, est un peu expédiée. C’est un livre que personne ne va considérer comme le pinnacle du genre, mais même dans cette oeuvre mineure, le génie de l’autrice est apparent.

« Révolution dans le Monde Hurlant » chroniqué par LinksTheSun

Capture d’écran 2022-07-04 025601

Le vidéaste et booktubeur LinksTheSun m’a fait le plaisir d’évouer mon roman « Révolution dans le Monde Hurlant » dans sa nouvelle vidéo, il en dit plein de choses gentilles et formule également plein de critiques pertinentes. Pour celles et ceux qui n’ont pas eu l’occasion de voir ça, c’est ici:

Et si cela vous a convaincu et que mon roman vous intéresse, je vous place ci-dessous les liens pour vous le procurer :

➡️ Acheter Révolution dans le Monde Hurlant sur Bookelis (en papier ou en ebook)

Le roman est disponible à la commande sur tout le réseau Hachette, par exemple:

▶️ Acheter le roman à la FNAC

▶️ Acheter le roman chez Payot

▶️ Acheter le roman sur Amazon

▶️ Acheter le roman sur Cultura

▶️ Acheter le roman chez Decitre

▶️ Acheter le roman chez CRITIC

▶️ Acheter le roman chez Vivlio

▶️ Acheter le roman chez Comme dans les livres

▶️ Acheter le roman chez Cufay

Le pitch

blog pitch

Le Fictiologue joue les réducteurs de tête en ce moment, en examinant les différentes manières de résumer un texte littéraire, dans le but d’atteindre des objectifs divers. Nous avons déjà abordé le sujet, qui sert de concept, de point de départ à une histoire ; nous avons ensuite détaillé le synopsis, qui détaille l’intrigue d’un projet, souvent pour le soumettre à une maison d’édition. Cette fois-ci, je vous propose d’aborder un autre passage obligé de l’activité d’une romancière ou d’un romancier : le pitch.

D’habitude, je n’aime pas trop utiliser des anglicismes dans mes articles, surtout dans les titres, parce que j’estime qu’une de mes missions en tant qu’écrivain francophone est d’être au service de la langue, mais comme je ne suis pas à une contradiction près, je fais une exception, parce que ce mot-ci est rigolo à lire et à dire, comme d’ailleurs celui de la semaine prochaine, donc je m’y autorise. Cela dit, ce terme est loin d’être intraduisible. On pourrait très bien dire « argument » ou « lancement », sans rien perdre dans l’opération.

Bref. Le pitch, c’est, pour faire simple, un condensé de votre roman destiné à donner irrésistiblement envie de le lire. Situé à mi-chemin entre le résumé et l’argument de vente, il n’a qu’un but : susciter la curiosité de la personne qui le découvre. Si c’est un lecteur, le pitch est destiné à provoquer l’acte d’achat. Si c’est un éditeur, il ne doit avoir qu’une seule envie, après en avoir pris connaissance : vous faire signer un contrat.

Votre arme maîtresse pour vendre votre texte

On peut même aller plus loin. Si le sujet constitue le cœur de votre histoire d’un point de vue littéraire, le pitch en est le cœur du point de vue du marketing. C’est votre arme maîtresse pour vendre votre texte, celle que vous allez utiliser en salon, lors de dédicaces, sur les réseaux sociaux ou dans n’importe quelle conversation pour séduire les lecteurs ; celle dont vous allez vous servir pour donner envie aux éditeurs de s’intéresser à vous ; pour convaincre les journalistes, les blogueurs, les critiques de parler de votre livre ; celle qui sera utilisée par un agent pour vendre le projet à un éditeur, par un membre d’un comité de lecture pour persuader une maison d’édition de s’intéresser à la manuscrit, par celle-ci pour évoquer votre projet auprès de ses réseaux de diffusions, et par les libraires pour le vendre à leur clientèle. Le pitch, c’est le schibboleth qui va permettre à votre roman de circuler et d’être imprimé par millions d’exemplaires.

Un orphelin va dans une école pour les magiciens

Un professeur découvre des secrets cachés dans de vieilles œuvres d’art en cherchant le Saint-Graal

Une lycéenne introvertie tombe amoureuse d’un vampire

Un astronaute, naufragé sur Mars, doit trouver un moyen de survivre

Peut-être que là, vous êtes un tout petit peu anxieux. C’est normal : rater votre pitch, c’est un luxe que vous ne pouvez pas vous payer. Afin de mettre toutes les chances de votre côté, tâchez d’observer les quelques règles décrites ci-dessous.

Un bon pitch doit être court. Les anglophones les surnomment « elevator pitch », comprenez, un argument qui peut être communiqué lors d’une conversation délivrée le temps d’un bref trajet en ascenseur, si possible en compagnie du patron d’une grande maison d’édition qui se trouverait piégé avec vous pendant quelques dizaines de secondes (on peut rêver). Dans la mesure du possible, limitez-vous à une ou deux phrases, et tâchez si possible de ne pas dépasser une vingtaine de mots (et en aucun cas plus d’une cinquantaine de mots).

L’idée n’est pas d’expliquer votre histoire

Pour y parvenir, retirez-en presque tout le contenu de votre bouquin. L’idée n’est pas d’expliquer votre histoire ou de détailler votre démarche. Tout cela peut venir plus tard, dans un deuxième temps. Il s’agit simplement de ne conserver que les éléments qui vont susciter la réaction suivante : « Hé, ça a l’air intéressant, dis m’en plus ! ».

Comment on fait ça ? Comme toujours avec le travail des mots, on couche une idée sur le papier, puis une autre, puis on triture, on bouture, on modifie, on améliore, jusqu’à ce que ça nous semble convenir. N’hésitez pas à soumettre votre pitch à vos bêta-lecteurs, si vous en avez.

Et dans le doute, faites passer un test à votre pitch, en vous posant les questions suivantes et en y répondant de manière impitoyable :

  • Est-ce que c’est court ? Est-ce qu’on peut le raccourcir ? Est-ce que chaque mot est indispensable ?
  • Est-ce que c’est unique ? Est-ce que cela semble distinct de tous les autres romans du même genre ?
  • Est-ce que c’est mémorable ? Est-ce que le pitch est suffisamment frappant pour que la personne s’en rappelle 24 heures après l’avoir entendu ?
  • Est-ce que c’est efficace ? Est-ce que cela peut pousser un lecteur potentiel ou un éditeur à se dire : « Hé, ça a l’air intéressant, dis m’en plus ! » ?

Il est possible de concevoir des pitches un peu plus long que ça, de la taille d’un paragraphe, à utilise dans des circonstances où votre public consent à vous accorder un peu plus d’attention. C’est le genre de matériel que je vous ai déjà suggéré d’inclure dans votre communiqué de presse quand j’y ai consacré un article. Mais pour l’essentiel, la démarche est la même : un texte court pour susciter l’envie d’un livre.

Un orphelin anglais de onze ans tout ce qu’il y a d’ordinaire se voit ouvrir les portes d’une école pour magiciens. Alors qu’il suit des cours pour se servir de son balai et de sa baguette magique, il est confronté à un secret de famille, lié à un effroyable sorcier dont personne n’ose prononcer le nom.

Un pitch réussi doit vanter les mérites de votre livre, pas en vous jetant des fleurs, mais en en soulignant les qualités intrinsèques. En d’autres termes, en en prenant connaissance, on doit comprendre immédiatement ce qui, dans votre roman, est frappant, unique, rafraichissant, captivant. S’il donne l’impression inverse, s’il semble banal, déjà vu, réchauffé, vous n’allez pas en vendre beaucoup. Un mauvais pitch peut tuer tous vos efforts. C’est une cruelle réalité.

Le livre vu comme un produit

Alors oui, je vous entends déjà grincer des dents : là, on se situe fermement dans le territoire du capitalisme. C’est le livre vu comme un produit. Du pur consumérisme. Ça ne vous fait pas nécessairement plaisir, vous avez peut-être même l’impression de prostituer votre manuscrit, à résumer ainsi vulgairement ses innombrables subtilités dans le but avilissant de faire du chiffre. Rien ne vous y oblige, en réalité. Mais si vous souhaitez convaincre un maximum de lectrices et lecteurs de vous lire, c’est bien ainsi qu’il faut procéder, et fondamentalement, il n’’y a rien de mal à ça. Détendez-vous.

Deux mots encore pour vous dire que même si vous avez trouvé le pitch parfait, celui-ci sera forcément un argument de vente générique pour votre roman, destiné au public dans son ensemble. Il est possible de pousser le vice jusqu’à développer des pitches pour des publics ciblés, en soulignant des qualités différentes en fonction d’intérêts particuliers. C’est particulièrement utile en salon, lorsqu’on est confronté à des profils de lectrices et lecteurs distincts. Il peut être pratique d’avoir en tête des approches qui s’adaptent à leurs centres d’intérêts spécifiques.

Ainsi, en ce qui concerne mon roman « Révolution dans le Monde Hurlant », le pitch de base peut s’exposer ainsi :

Une jeune femme part à la recherche de son frère qui s’est fait enlever dans un univers parallèle déchiré par une révolution

C’est celui que j’utiliserais face à une personne dont je ne sais rien et qui ne révèlerais aucun détail au sujet de ses préférences de lecture. Cela dit, une bonne partie des personnes que je rencontre en séance de dédicace sont intéressées par la fantasy ou plus généralement par la littérature de genre, donc face à eux j’utiliserais plutôt l’argumentaire suivant :

Une jeune femme de notre monde se retrouve mêlée, dans un univers baroque et fantastique, à une guerre larvée entre un pouvoir religieux et des rebelles qui contrôlent les lois de la fiction

Et puis il m’est arrivé d’essayer de convaincre des personnes passionnées de romances de s’intéresser à mon roman. Dans ces circonstances, je l’ai plutôt décrit de cette manière :

Une jeune femme vit une relation drôle et volcanique avec un coup d’un soir qui s’est embarqué par inadvertance dans son voyage dans un univers parallèle

Naturellement, si ce genre de chose vous amuse, n’hésitez pas à décliner votre pitch pour tous les publics possibles et imaginables.

Le sujet

blog sujet

Faire court. Voilà à quoi on va se consacrer dans la nouvelle série que j’entame avec ce billet. Dans la vie d’un romancier, différentes raisons se présentent qui vont l’obliger à condenser son texte et à en proposer une version raccourcie, soit en amont de l’écriture, soit une fois que le projet est terminé. C’est à cela que je vous propose de nous atteler pendant les semaines qui viennent. Et pour l’occasion, afin de me mettre dans l’ambiance, je vais tâcher de ne pas trop étaler ma prose.

La première occasion de faire court, et parfois même très court, c’est lorsqu’on définit le sujet du roman. On a déjà eu l’occasion de l’évoquer dans le premier article consacré au thème, le sujet, ou si vous préférez l’appeler ainsi, le concept, c’est la réponse à la question « de quoi ça parle ? »

Ici, votre talent pour la concision sera soumis à rude épreuve. Le sujet d’un roman peut, dans certains cas, être réduit à un seul mot. De quoi ça parle ? D’une famille, de la guerre, de solitude, d’un procès, d’un voyage, etc… Parfois, il n’y a pas besoin de davantage pour répondre à la question, et donc pour caractériser votre roman.

De la manière la plus simple et la plus directe

Dans d’autres cas, il faut une courte phrase pour exprimer le sujet du livre. Quelques mots qui vont servir à esquisser l’intrigue et les enjeux de l’histoire, de la manière la plus simple et la plus directe possible, sans nécessairement chercher à susciter l’envie chez un lecteur potentiel. Le sujet, contrairement à d’autres types de résumés, c’est une information brute, pas une opération séduction.

Le sujet de mon roman « Révolution dans le Monde Hurlant », c’est « Une jeune femme recherche son frère dans un monde parallèle à l’aube d’une révolution ». En quatorze mots, tout est dit : le démarrage du roman, mais aussi son personnage principal et son cadre. Quatorze mots, c’est déjà beaucoup. Essayez dans la mesure du possible de faire encore plus court que ça.

C’est sans doute une bonne idée de vous exercer à le faire en partant de romans populaires et bien connus. « Un ancien bagnard pourchassé par un policier sauve une petite fille de la pauvreté » : voilà les Misérables. « Un être paisible est entraîné dans une mission pour voler le trésor d’un dragon » : c’est « Le Hobbit ». « L’histoire cyclique d’une famille sur six générations », c’est le sujet de « Cent ans de solitude ».

Notons au passage qu’entre la formule en un mot et la formule en une phrase, il n’est pas obligatoire de choisir : vous pouvez très bien prendre les deux. Par exemple, « Les Misérables », de quoi ça parle ? De pauvreté. « Cent ans de solitude » ? De famille. Définir le concept de ces deux manières peut vous fournir un tableau plus conforme à la réalité de l’histoire.

Un outil précieux en amont d’un projet

Quelle que soit la formule que vous allez choisir, là, on touche au nerf d’un roman, à son expression la plus élémentaire, la plus laconique. Être capable d’exprimer les choses aussi simplement permet de bénéficier d’une clarté de vision qui va vous rendre service au cours de votre processus d’écriture.

Déjà, le sujet d’un roman, c’est un outil précieux en amont d’un projet. Alors que vous êtes en train de rassembler vos idées et votre enthousiasme, et avant que vous mettiez tout en forme en construisant un plan, prenez le temps de définir le sujet de votre histoire. Cela peut vous paraître trivial. Peut-être que vous avez l’impression de le connaître, ce sujet, et qu’il n’est pas nécessaire de le formaliser. Au contraire, il est possible que vous pensiez qu’en mettant vos idées en forme de cette manière, vous allez vous couper les ailes.

Ce ne sera pas le cas, au contraire. Comme disait Nicolas Boileau, « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement. Et les mots pour le dire arrivent aisément ». En réalité, les projets trop vagues qui mériteraient d’être mieux focalisés sont plus courants que les projets trop précis qu’il faudrait rendre plus lâches.

En fixant le sujet de votre roman en une phrase, vous allez vous munir d’un guide précieux, qui va vous permettre de garder le cap pendant toute l’écriture, du premier jet jusqu’à la fin des corrections. En rédigeant cette simple phrase, vous allez définir ce qui entre dans la composition de votre histoire et ce qui n’en fait pas partie. Un concept clair mène à un thème clair, une intrigue claire et des personnages clairs. Cela vous facilite également le travail de relecture : où couper, si ce n’est dans les passages qui s’écartent trop du sujet ?

Il vous permet de communiquer

Faire le choix de ne pas définir un concept écrit en amont, c’est naviguer aux instruments, et prendre le risque de se perdre en cours de route, dans les brumes de votre inspiration. Sans un sujet, votre roman peut se muer en une collection d’idées disparates, privées d’un fil rouge qui pourrait les unir. Et chercher à définir le sujet après le premier jet, par exemple, va vous réclamer beaucoup plus de travail que si vous vous y étiez pris d’entrée de jeu.

Le sujet a également une raison d’être en-dehors du processus d’écriture. Il vous permet de communiquer au sujet de votre projet en cours, afin de répondre aux questions sans trop en dire. Quand on vous demandera de quoi parle votre roman, il vous suffira d’énoncer votre sujet, tel que vous l’avez défini, et que je vous conseille d’apprendre par cœur pour faire face avec élégance à ce genre de curiosité.

En réalité, le sujet est un point de départ, que ce soit du travail littéraire ou d’une conversation. C’est aussi, on va le voir, une brique qui va vous aider à construire d’autres types de résumés, qui interviennent plus tard dans le processus.

Faites-vous un cadeau !

ererw

Noël approche… Ça sent la cannelle et le clou de girofle. Il est temps de penser aux cadeaux ! Et si vous offriez un roman qui va vous faire voyager dans un monde extraordinaire ? Et si vous vous l’offriez à vous-mêmes ? Fidèles de ce site et de ses articles, lectrice ou lecteur de passage, autrice ou auteur, passez commande et pour Noël, offrez-vous un voyage dans le Monde Hurlant…

Tous les détails ici.